Comment Seres Technologies maîtrise les risques liés à l’industrie

 |   |  555  mots
(Crédits : DR)
En se spécialisant sur l’ergonomie appliquée à la sécurité dans l’industrie à environnement contraint, l'entreprise installée à Marseille s’offre une belle croissance. Elle mise désormais aussi sur la robotique et le numérique.

Lionel Reversat s'en étonne encore aujourd'hui : "Entre Cadarage, Iter et l'Etang de Berre, l'industrie avec un environnement contraint est très présente dans la région et elle était gérée principalement des antennes d'entreprises parisiennes". C'est avec ce constat que ce Lozérien lance avec Richard Piras en octobre 2008 Seres Technologies, une entreprise d'ingénierie sur la maîtrise des risques. La PME installée à Château-Gombert intervient au niveau du cahier des charges ou avec de la mise à disposition de personnel pour de l'assistance technique.

L'activité des études de sûreté s'articule autour de trois métiers. D'abord, l'ergonomie des facteurs humains et organisationnels (FHO), ou la prévision des interactions entre l'homme et un milieu ou un objet comme un pupitre de commande d'une salle de réacteurs. Ensuite, la prévention des risques soit de la pédagogie auprès d'équipes travaillant dans des installations neuves ou en rénovation. Enfin, la défense en profondeur qui désigne les multiples niveaux de sécurité pour le nucléaire où Seres Technologie analyse les demandes de l'autorité de sûreté nucléaire et présente les modèles pour les traiter aux exploitants.

Prendre ses marques sur la robotique

"L'ergonomie appliquée à la sécurité est notre spécificité, en 2008 ce n'était qu'un sujet émergent alors qu'aujourd'hui c'est une question centrale", avance Lionel Reversat. Le sujet a en tout cas tapé dans l'œil de groupe Gorgé qui a fait de Seres Technologie sa filiale en 2012. "Cela nous a permis d'avoir un deuxième élan", juge l'entrepreneur. Un élan qui prendra du temps, notamment à cause de la crise. Mais depuis 2015, les voyants sont au vert en témoignent le chiffre d'affaires passé de 2,5 à 6,9 millions d'euros et les effectifs de 40 à 115 personnes.

"Le marché a repris des couleurs et nous avons lancé notre bureau d'études Mekkatronix dédié à la mécanique, l'électronique et aux systèmes embarqués", explique Lionel Reversat. Ce nouveau métier représente 30% du chiffre d'affaires et doit permettre à la PME de prendre ses marques sur le marché de la robotique. "Un secteur qui va très bientôt succéder au numérique", estime le fondateur de Seres Technologies.

L'ergonomie appliquée au numérique

Le lancement de Mekkatronix est également une volonté du groupe Gorgé qui mise sur des synergies entre Serres Technologies et une autre de ses entreprises : Eca Group, un fabricant de robots évoluant en milieu hostile basé à Toulon. Autre client de la société marseillaise, Orano (ex-Areva) et ses filiales, ce qui peut l'emmener à travailler à l'étranger même si la grande partie de l'activité se trouve en France.

Avant de penser à l'étranger, Seres Technologies va s'aventurer vers l'ergonomie adaptée au numérique en intégrant l'UserLab (laboratoire des usages) de la place de l'innovation, prévue pour l'été à l'initiative de la CIC et du réseau Marseille Innovation dont Lionel Reversat est le vice-président. L'idée étant dans un premier temps d'analyser l'attention des personnes consultant un site internet afin d'améliorer son ergonomie. De quoi donner des ailes à Lionel Reversat qui vise pour l'année en cours un chiffre d'affaires de 8,5 millions d'euros et l'embauche de quinze personnes. "Hors croissance externe, on doit attendre les 200 salariés d'ici 24 mois", prévient l'entrepreneur.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :