Comment DHL Express France cultive la notion de la performance

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(Crédits : DR)
Un nouveau PDG – Philippe Prétat – depuis peu, des investissements soutenus pour cause de marché concurrentiel, une toute nouvelle école interne dédiée à la formation des talents… Pour conserver ses parts de marché et surtout pour en grignoter de nouvelles, le spécialiste du transport déroule une stratégie qu'il veut bien huilée.

Lorsque l'on nomme un ancien directeur financier à la présidence direction générale on peut assez logiquement s'attendre à une vision structurée du développement. D'ailleurs, le communiqué d'annonce de l'arrivée du marseillais Philippe Prétat en remplacement de Michel Akavi le spécifie bien : le nouveau PDG France de DHL Express a "joué un rôle significatif dans l'amélioration de la performance de l'entreprise".

Cercle vertueux

Arrivé depuis mars dernier, Philippe Prétat rappelle la philosophie maison : "Des collaborateurs motivés fournissant une excellente qualité de service pour avoir des clients fidèles et un réseau rentable et profitable".

Une sorte de cercle qui doit être vertueux, parce que sur le sujet du transport et de la logistique, la concurrence est active. Ce qui n'empêche pas Philippe Prétat de revendiquer le leadership mondial pour DHL Express avec 34 % de parts de marché en France, 44 % au niveau européen à comparer aux 20 % détenus aux Etats-Unis.

Et une implantation en France, au Bourget, depuis 1976 avec aujourd'hui 2 300 collaborateurs dans l'Hexagone, 31 000 clients actifs et 34 millions de colis livrés chaque année. Et puis il y a bien sûr les 54 agences en France et les hubs régionaux, CDG et Marseille.

Pour rester compétitif, il faut se différencier et maîtriser la croissance. Chez DHL Express France ça passe par la case RH et la DHL Sales Business School une école de formation lancée en mars dernier dédiée aux collaborateurs des départements vente et marketing avec l'objectif de faire appréhender à ces profils de - 10 pas plus -  les mutations des modes de vente, où il est question d'enjeux de globalisation et de numérique. Une autre façon de travailler sur la compétitivité.

Plateformes internationales

DHL s'appuie aussi sur les régions. En Provence Alpes Côte d'Azur, le groupe dispose de 3 sites, à Vitrolles et Marignane dans les Bouches-du-Rhône et à Nice dans les Alpes-Maritimes. Soit 300 emplois, dont 200 collaborateurs en propre et cent partenaires transport. "Nous avons effectué 50 embauches sur les deux dernières années dont 40 pour le hub de Marseille", indique Philippe Prétat. Qui rappelle aussi les investissements réalisés, 12 M€ entre 2016 et 2018, dont 9,5 M€ injectés dans le hub de Marseille et 1,4 M€ à Nice. Et ça c'est parce que "nous avons enregistré une forte croissance des volumes, à hauteur de 15 %, Vitrolles traitant 5 000 colis par jour".

Evidemment, ces positionnements en région permettent au groupe d'adresser des destinations à l'international comme Bruxelles ou l'Afrique.

Les régions, c'est aussi le moyen de tester des innovations ou tout du moins de se positionner sur des créneaux qui sonnent comme des messages. Comme ces quatre véhicules électriques qui équipent l'agence de Nice, qui livrent 600 colis sur la zone Nice - Cannes - Monaco. L'électrique qui est un vecteur de communication dans le sens où l'implication de DHL sur le sujet pousse à la fois sur l'aspect innovant et celui de la responsabilité. DHL qui a aligné sur la ligne de départ une monoplace lors du E-Prix de Paris en avril dernier et qui voit dans ce championnat "un vrai laboratoire de nouvelles technologies appliquées aux véhicules propres". Comprendre, une manière de rester en veille sur la mobilité propre de demain.

Soutenir la croissance... française

Impliqué depuis 2013 dans un programme en partenariat avec Business France - qui s'appelait alors UbiFrance - DHL Express y voyait sa contribution à l'époque à une bonne action économique : "Buy the French Touch". Une façon de contribuer au Made in France avant l'heure. Devenu ensuite "Invest in France", le programme proposera bientôt une nouvelle mouture avec toujours en objectif le soutien à l'exportation des PME françaises.

Le tout dans un contexte d'un secteur e-commerce "qui va encore progresser" analyse Philippe Prétat. "Et la part des particuliers est non négligeable".

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