Les Franjynes accélère à l'international

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(Crédits : DR)
L'entreprise basée à Nice, qui a mis au point des produits capillaires dédiés aux femmes atteintes de cancer, a initié un partenariat avec une entreprise belge portant sur un tissu innovant. Déjà présente en Europe, elle travaille actuellement à l'export de son concept en Amérique du Nord tout en renforçant sa stratégie BtoB.

Née en 2017, le concept des Franjynes confirme la vision de sa fondatrice Julie Meunier de l'existence d'un marché pour des produits capillaires uniquement destinés aux femmes atteintes de maladies comme le cancer.

C'est parce qu'elle a été elle-même confrontée à la maladie, que la jeune dirigeante lance une première gamme de franges avec turban à nouer, un système ingénieux et breveté qui s'est positionné comme une alternative à la perruque.

Le BtoB après le BtoC

Financée par une campagne de crowdfunding, via la plateforme Ulule, pour un montant de 35 000 euros lors de sa création, la petite entreprise distribue ses premiers produits via le canal du e-commerce.

Un an après le lancement de l'activité, 2 500 commandes ont été finalisées, ce qui pour Julie Meunier constitue une preuve de concept et celle de l'existence d'un réel marché.

Afin de mieux l'adresser, Les Franjynes étoffe sa gamme avec notamment des nouveaux modèles de turbans à nouer, des formes de franges bouclées et lisses en attendant une collection capsule pour l'été et une collection de chapeaux pour la rentrée pour laquelle le prototypage est en cours de finalisation.

Mais c'est surtout le segment BtoB que Julie Meunier compte développer. Un segment qu'elle n'avait pas préalablement identifié mais qui s'est structuré au cours des derniers mois. "Nous avons été contactés par un grand nombre de professionnels, désireux de distribuer Les Franjynes", raconte Julie Meunier. Une quarantaine de points de vente maille ainsi le territoire, en France métropolitaine, à la Réunion et en Europe, notamment en Suisse et en Belgique où l'entreprise niçoise dispose d'un partenariat avec la société Lookhatme, également distributrice d'accessoires de mode couvrant la tête.

C'est à travers ce partenariat que Les Franjynes découvre la technologie Thermocool, un tissu thermorégulateur, sans élastique et sans couture, qui double désormais les turbans conçus par l'entreprise niçoise.

Distribuée par La Redoute

Si elle a longtemps parié sur le digital pour distribuer ses produits, Julie Meunier ouvre ces prochains jours un show-room, à Nice. Une initiative qui doit permettre de rajouter une dimension "physique" au mode de distribution. Un premier test aussi, le développement en franchise pouvant être, à terme, envisagé.

A cela s'ajoute la distribution via catalogue. Car suite à la campagne de financement participatif, Les Franjynes s'est fait repéré par La Redoute, le catalogue de VPC présentant sa première collection.

La gamme de shampoings, annoncée l'an dernier, devra attendre d'identifier le fournisseur idoine. "Nous avons la formule mais ce projet est plus complexe qu'imaginé. Nous ne voulons pas brûler les étapes".

L'international, axe prioritaire

Mais c'est bien l'international qui demeure le point fort de la stratégie de développement. Si des discussions sont en cours notamment en Italie ou en Hollande, c'est le Canada qui fait les yeux doux aux Franjynes. Sauf que pour pénétrer le marché nord-américain, tout un processus de labellisation est à effectuer, ce qui exige du temps. Julie Meunier imagine aussi, pourquoi pas, installer des pop-up store dans des lieux stratégiques, afin d'être au plus près du segment BtoB.

Développée en auto-financement, Les Franjynes pourrait peut-être envisager un tour de table afin d'accompagner sa démarche export. Le chiffre d'affaires, de l'ordre de 120 000 euros pour le premier exercice, devrait atteindre 180 000 euros en 2019. A noter que 5 % de celui-ci est reversé à la lutte anti-cancer.

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