Comment Doriane exporte ses compétences

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(Crédits : DR)
L'éditeur de logiciels destinés au suivi des projets de recherche appliquée dans le domaine végétal, basé à Nice, multiplie les contacts avec des entreprises étrangères. Et ça passe, entre autres, par la Chine.

Equiper les entreprises du domaine du végétal dans leurs projets de recherche appliquée c'est prendre part dans l'éclosion de l'innovation. Installée à Nice depuis sa création en 1986, Doriane sert ce secteur via un logiciel qu'elle a spécifiquement développé en interne. Baptisé RnDExperience, il sert notamment à collecter les données, à analyser les statistiques, à surveiller les évolutions dudit projet de recherche. Dit autrement, à avaliser l'innovation.

La Chine mais pas que...

Si Doriane est présente sur le marché domestique, adressant notamment les acteurs des secteurs de la semence et de l'agro-alimentaire tout autant que les instituts de recherche privée et publique, elle est aussi active à l'export, une part qui représente d'ailleurs 30 % de son activité.

Et la Chine est par exemple l'un des marchés que la PME azuréenne prospecte régulièrement. Après avoir participé en octobre 2016 à une mission économique en Chine menée par la Région Provence Alpes Côte d'Azur - Doriane y est d'ailleurs présente via 3 clients industriels des biotechnologies végétales et semences, basés à Pekin et Shenzhen - c'est au tour de quatre acteurs chinois de venir en terre azuréenne. Des acteurs plutôt spécialisés dans le maïs principalement mais qui peuvent aussi travailler le blé, le riz, la tomate, les courges ou le melon et qui vouent un intérêt à nouer des partenariats avec des sociétés occidentales, l'idée étant de dénicher des technologies qui peuvent se révéler utiles. "Ils sont à la recherche d'outils plus sérieux qu'Excel", note Frédéric Royer, le fondateur et président de l'entreprise.

Cependant la Chine n'est pas le seul pays adressé par Doriane, qui vient de signer un contrat avec une entreprise turque, pour laquelle elle déploie son logiciel en remplacement de ceux de ses concurrents. Avec une entreprise polonaise de semence, le contrat signé est issu d'un appel d'offres européen remporté par la PME niçoise, avec en promesse celle d'avoir des contacts activés avec des acteurs similaires situés en Europe centrale.

PACA, terreau fertile

La tenue en juin 2019 de l'ISF World Seed Congress à Nice est aussi une opportunité supplémentaire pour Doriane, tant le rendez-vous est le lieu qui concentre l'ensemble des parties prenantes de la filière. Or le choix de la tenue d'un tel congrès dans la capitale azuréenne s'explique peut-être aussi par le fait que la France constitue le premier exportateur mondial de semence, en volume, et qu'il se situe au second rang mondial, en valeur, à 1,71 MdUSD, ce qui est presque aussi bien que les Pays-Bas qui cumulent en valeur à 1,83 MdUSD et mieux que les Etats-Unis, à 1,67 MdUSD.

Sur le territoire hexagonal, la région Provence Alpes Côte d'Azur et plus précisément la basse vallée du Rhône n'ont pas à rougir, étant le terreau d'implantation de centres de R&D de sociétés de semences internationales. On y trouve même le siège européen d'un groupe japonais... Il ne faut pas oublier les fleurons français, Gautier Semences, basé à Eyragues et Morel Diffusion à Fréjus, dans le Var. Tous deux, clients de Doriane.

Doriane, qui comme beaucoup d'entreprise technologiques, se trouve confrontée à des problématiques de recrutement. Néanmoins Frédéric Royer salue l'initiative de l'Université Nice Sophia Antipolis qui a développé une formation en master d'informatique incluant l'apprentissage ce qui a permis à Doriane de s'appuyer sur 3 contrats.

La PME, qui emploie 3 personnes, a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires de 900 000 euros.

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