TPF-i choisi pour l'extension de l'Aéroport de Nice

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(Crédits : Stéphane Aurel Architecture)
L'entreprise basée à Marseille, qui dispose d'une forte compétence en matière d'ingénierie aéroportuaire, a été mandatée pour réaliser les études de conception et le suivi de travaux de l'extension du Terminal 2. Un chantier conséquent et un contrat prestigieux dont le montant n'est pas dévoilé.

Longtemps, le sujet de l'extension du Terminal 2 de l'Aéroport de Nice ou de la réalisation d'un troisième terminal ont nourri les conversations et les interrogations quant à la réponse que l'Aéroport de Nice allait apporter à l'augmentation prévue de son trafic, de 13 millions de passagers actuellement. Finalement, c'est bien l'extension du Terminal 2 qui a été retenue. L'objectif : permettre à la plateforme d'atteindre une capacité d'accueil de 18 millions de passagers.

Deux phases

Début 2018, un concours de maîtrise d'œuvre a été lancé par Aéroports de la Côte d'Azur, appel d'offres qui a été remporté par TPF-i.

Filiale française du groupe TPF, spécialisée en ingénierie et installée à Marseille, TPF-i a ainsi été mandatée officiellement au début de l'été, en juillet. "Nous sommes en groupement", précise Frédéric Lassale le président de TPF-i. Car outre l'entreprise marseillaise, sont concernés, Stéphane Aurel Architecture, SBP, Realog, spécialiste du tri bagage, ou encore BMF Bureau Michel Forgue.

La mission comprend deux phases, la première concernant les études de conception prévues pour se dérouler jusqu'à fin 2019, sachant qu'elles ont démarré en juillet. Elles concernent plus particulièrement la réalisation d'un jetée en longueur sur deux niveaux qui desservira six postes avions de type A320 et deux postes gros porteurs de type A380. C'est sur ce qui sert aujourd'hui de parking de l'aviation d'affaires que cette jetée prendra place, soit à l'ouest du T2. Cerise sur le gâteau énergétique, ces postes seront équipés en alimentation électrique 400Hz pour réduire l'usage des moteurs auxiliaires des appareils. Après les premières phases d'études en cours, viendront les études avant-projet, puis les études de projet avant la constitution du cahier des charges qui servira à lancer les appels d'offres, ces derniers devant se dérouler fin 2019.


C'est là qu'interviendra la seconde phase, la livraison du bâtiment du nouveau Terminal. Avec à nouveau une cerise énergétique sur le gâteau puisque le projet compte utiliser la ventilation naturelle et le refroidissement de nuit qui avec l'effet d'inertie du bâtiment, celui des matériaux bio-sourcés et des protections passives de son enveloppe devraient éviter l'échauffement solaire, responsable des surconsommations d'énergies de climatisation.

"Nous analyserons les offres aux côtés de notre client que nous conseillerons", explique Frédéric Lasalle, le président de TPF-i, à propos des appels d'offres.

Prévu pour durer trois ans, le chantier de construction devra faire face à un défi, se dérouler alors que l'aéroport continuera à être en exploitation. Mais pour l'entreprise provençale, la contrainte n'en n'est pas vraiment une.

Capitaliser sur l'expertise

Pour TPF-i, cette mission de maîtrise d'œuvre appuie en effet ses compétences en matière aéroportuaire, qui se situent aussi bien en ce qui concerne les bâtiments, les infrastructures ou encore l'acoustique. Les interventions des équipes de TPF-i se font dans des zones sous exploitation où circulent les avions. "Aujourd'hui nous disposons d'une expertise large" note Frédéric Lassale. TPF-i, intervient entre autres sur l'aéroport de Montpellier Méditerranée ou de Bastia Poretta. Une expertise sur laquelle l'entreprise d'ingénierie compte capitaliser. "Nous réfléchissons à un positionnement, avec des partenaires spécialisés dans l'exploitation aéroportuaire, sur des aéroports de taille intermédiaire".

Rassemblant 500 personnes en France, TPF-i connaît bien la Côte d'Azur pour être intervenue notamment sur un autre chantier d'extension d'envergure, celui du centre commercial Cap 3000, à Saint-Laurent du Var, à quelques kilomètres de la plateforme aéroportuaire niçoise et pour lequel elle était intervenue sur les abords du nouveau bâtiment, sur les raccordements avec la route principale et sur la dimension environnementale. Présente sur le territoire national via 22 implantations organisées en 8 directions régionales, TPF-i a réalisé en 2017, un chiffre d'affaires consolidé de 50 M€. TPF est pour sa part, présente dans 42 pays et emploie 4 200 collaborateurs.

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