Comment OlfaNostra veut prendre sa place sur le marché du marketing olfactif

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(Crédits : REUTERS/Eric Gaillard)
Incubée par l'Edhec Business School à Nice, la jeune entreprise compte notamment sur son partenariat avec le parfumeur Galimard, basé à Grasse, pour prendre des parts de marché aux acteurs déjà fermement installés.

C'est en travaillant au cours de ses études sur une étude de projet sur la marque Esteban que Steve Sadoun s'est intéressé au sujet du marketing olfactif. Un sujet suffisamment passionnant pour lui donner envie de se lancer dans l'entreprenariat. C'est ainsi que naît OlfaNostra en juin dernier, incubée au sein de l'Edhec Business School à Nice.

Au contraire de la marque citée plus haut, c'est vers le secteur de l'entreprise que la jeune entreprise choisit de se positionner. Magasins, points de vente, établissements de retraire, hôtels, salle de sport sont les cibles privilégiées.

Partenariat stratégique

Pour tenter de se différencier, Steve Sadoun s'est rapproché de Galimard. Le parfumeur originaire de Grasse est en effet spécialisé dans la création de parfums, notamment au travers de son Studio des Fragrances qui permet aux particuliers d'inventer leur propre parfum. Ensemble, la jeune entreprise et le parfumeur grassois ont passé un accord qui permet au second de mettre à disposition du premier une trentaine de senteurs qu'il peut ainsi soumettre à ses clients, avec la possibilité de réaliser des senteurs personnalisés si besoin.

Pour Steve Sadoun, cette collaboration doit l'aider à se différencier face à ses concurrents. Comme ces derniers, OlfaNostra propose un package comprenant senteur et diffuseur, ces derniers via une location longue durée. Des diffuseurs qui parfument grâce au procédé de nébulisation, qui évite toute émission toxique ou de gaz chimique.

Expérience client

OlfaNostra a déjà convaincu 2 enseignes de salles de sport à Nice. Sa volonté d'expansion est pour l'heure régionale. Steve Sadoun se dit persuadé du potentiel de son projet, estimant que si les hôtels ont été précurseurs de ce type de marketing, de plus en plus d'autres acteurs y ont recours comme les boutiques ou même les banques. Dans le milieu de la santé, il permet par exemple de masquer les odeurs médicales et d'apaiser le patient. Dans les bureaux, il contribue au bien-être du salarié. "Le marketing olfactif permet d'améliorer l'expérience client, la fidélité, d'encourager les achats impulsifs", note Steve Sadoun. Qui table sur un chiffre d'affaires de 100 000 euros pour son premier exercice.

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