Le repositionnement gagnant d’Honikou Games

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(Crédits : DR)
En décidant de sortir un jeu au gameplay simple sur mobile par semaine, l’éditeur installé à Marseille a fait grimper son chiffre d’affaires. Place désormais au recrutement d’autres développeurs et à la préparation d'un jeu PC.

Des petites boules qui se battent pour s'éjecter d'une plateforme, un chat à chouchouter ou un panier de basket à déplacer pour récupérer des ballons.... Voici le type de jeu vidéo pour mobiles ou tablettes qu'édite la start-up marseillaise Honikou Games.

"Au départ, nous ne déployions que des jeux un peu compliqués, cela nous prenait six à huit mois et mettait la société en danger parce que sur toute cette période nous ne savions pas si le jeu allait rencontrer le succès ou non", raconte Guillaume Faia, qui a créé son entreprise en 2014 alors qu'il n'était encore qu'étudiant.

C'est finalement en 2017 que l'entrepreneur de 29 ans décide de changer de modèle en laissant de côté les jeux de plateforme comme Kraken Land, pour se tourner vers les casual games. Ces jeux, destinés au grand public, reposent sur gameplay basique, des règles simples et des parties courtes, à l'image d'Angry Birds. Gros avantage pour les éditeurs : le temps de développement est court.

Le jeu comme support de publicités

Il faut aujourd'hui trois à cinq jours en moyenne à Guillaume Faia, avec l'aide de deux graphistes prestataires, pour sortir la première version d'un jeu. "Lorsque je le fais tester à mon entourage, je regarde surtout la manière dont les gens jouent pour voir si le gameplay est simple", explique Guillaume Faia soulignant qu'"un jeu sur quatre fonctionne".

Pour avoir des joueurs réguliers, il d'abord leur faire connaître le jeu. Pour exister dans le flot de nouvelles applications disponibles sur le Google Play Store et l'Apple Store, la start-up marseillaise passe par le publisher Voodoo chargé de faire gagner de la visibilité via des pubs sur Facebook par exemple.

Ensuite, le jeu évolue au fil des semaines pour corriger d'éventuels problèmes de gameplay et faire revenir les joueurs le plus possible. Si le jeu est gratuit, il sert de support pour les publicités qui génèrent des revenus pour la société.

Un chiffre d'affaires multiplier par cinq

Grâce à cette nouvelle stratégie, Honikou Games voit son chiffre d'affaires passer de 200 000 euros en 2017 à près d'un million d'euros pour cet exercice. Un bond bien aidé par le jeu Bumper.io, sorti en août et qui a atteint la barre de 10 millions de téléchargements en un mois. Au total, Honikou Games compte plus d'une quinzaine de jeux, pour un total de 23 millions de téléchargements.

"L'idée, c'est de continuer de faire de l'hyper casual pour générer des revenus et de prendre des risques sur d'autres plateformes comme le PC où nous préparons déjà un jeu de stratégie pour courant 2019", prévient Guillaume Faia. L'entrepreneur, seul au sein de la start-up, aimerait recruter trois développeurs d'ici trois mois et réfléchit à une levée de fonds.

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Commentaires
a écrit le 01/11/2018 à 2:35 :
Gavé bien ce jeu.

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