Comment OvinAlp veut fertiliser les terres italiennes

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(Crédits : Fritz_the_Cat/Pixabay)
Avec une équipe de scientifique en interne et 3% du chiffre d’affaires consacré à la recherche, la PME originaire des Hautes-Alpes mise sur ses innovations pour conquérir des parts de marché. Face à une situation saturée en France, elle veut proposer ses solutions de fertilisation de l'autre côté des Alpes.

L'herbe est peut-être plus verte de l'autre côté des Alpes. Face à un marché saturé, le fabricant de solutions de fertilisation OvinAlp cherche à se développer en Italie, une opération qui pourrait passer par de la croissance externe. "Nous cherchons une cible sur laquelle nous pouvons amener notre savoir-faire ou en capter", explique Eric Giovale, fondateur et président de la PME basée à Ribiers, à côté de Sisteron.

Pour l'instant, l'entreprise de 85 salariés ne travaille à l'étranger que sur des opportunités, mais l'export représente tout de même 8 % de son chiffre d'affaires. "C'est une part qui augmente, nous sommes en train de nous structurer pour être plus performant parce qu'augmenter notre part de marché en France serait trop cher", souligne le dirigeant.

Innovation permanente

Pour réussir sur le marché italien, la PME haut-alpine mise sur la qualité de ses produits et notamment son principe actif Imis, une solution favorisant l'assimilation d'éléments minéraux. Concrètement, la molécule enrobe les éléments nutritifs et permet une meilleure assimilation des plantes.

A l'instar d'Imis, OvinAlp parvient à innover grâce à son équipe de recherche composée de trois biologistes et un chimiste organicien. Chaque année, l'entreprise investit 3 % de ses 30 millions d'euros de chiffre d'affaires dans l'innovation. Elle vient de terminer une étude mise en oeuvre avec le Muséum d'histoire naturelle de Paris pour travailler sur une molécule naturelle de fertilisation ou du traitement des plantes. "Nous sommes en permanence en réflexion", assure Eric Giovale.

Une production locale

Si OvinAlp vend ses produits à une centaine de distributeurs, elle développe son offre en s'appuyant sur les attentes de ses clients finaux, à savoir les viticulteurs, maraîchers ou encore responsables d'espaces verts. "Nous avons 14 ingénieurs chargés de rencontrer les acteurs du terrain pour identifier leurs problématiques et apporter des solutions à la carte", explique Eric Giovale. Une offre qui vient compléter une autre plus standard pour des besoins agronomique classique.

La production se réalise à Ribiers sur une plateforme de biofermentation solide de deux hectares. La matière première vient des Alpes, pour la fumier de moutons, ou de la Région Provence Alpes Côte d'Azur pour la pulpe de fruits. Les compléments, comme la farine de plume ou poudre d'os, viennent de France.

Un modèle à reproduire en Italie. Car l'implantation répond aussi à une démarche écologique. "Il faut avoir une implantation locale pour réduire notre impact carbone, il faut être cohérent avec notre métier", ajoute Eric Giovale. Histoire de garder l'herbe bien verte.

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