Comment les confitures d’Agro’Novae ont séduit Costco

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(Crédits : DR)
L’entreprise d’agroalimentaire industriel basée à Peyruis, dans les Alpes de Haute-Provence, a profité de l’arrivée en France du géant de la distribution pour proposer ses produits aux Etats-Unis et au Japon. Un joli coup, pour la PME spécialisée dans l’épicerie sucrée du petit-déjeuner qui réalise déjà 15% de son chiffre d’affaires à l’export.

C'est ce qui s'appelle saisir une opportunité. "Quand Costco a ouvert sa première boutique en France en 2017, nous les avons contacté et eu la chance d'être référencé", raconte Yves Faure, fondateur d'Agro'Novae. Les produits de l'entreprise, estampillés Comptes de Provence, côtoient ceux de Bonne Maman, les deux confituriers étant les seuls référencés par le géant américain de la distribution.

L'aventure ne s'arrête pas là, puisque Yves Faure se rend dans la foulée au siège de l'entreprise, à Seattle, pour défendre sa marque. Et cela fonctionne, Costco proposent les produits bas-alpins dans ses boutiques du Sud-Ouest des Etats-Unis et au Japon.

S'il est encore tôt pour voir un impact chiffré, les premiers signes sont encourageant. Au Pays du Soleil Levant, une nouvelle commande est en cours après le premier conteneur envoyé en mai. Les premiers pots pour l'Ouest américain viennent, eux, tout juste de partir.

Équilibrer les revenus

"L'export demande surtout de l'adaptation pour les contenants, aux Etats-Unis les pots sont plus gros et c'est l'inverse au Japon où nous adaptons également l'étiquette avec un dessin plutôt qu'une photo par exemple", note Yves Faure. Le dirigeant originaire du Limousin, n'en est pas à sa première, la PME de 35 salariés est déjà bien implantée à l'international puisqu'elle vend ses produits dans 20 pays à des distributeurs ou des importateurs. Cette activité représente 15 % des 10 millions de chiffre d'affaires.

"Nous essayons de travailler à l'export, pour équilibrer nos revenus", explique Yves Faure. Cela donne aussi de la valeur à notre marque, y compris en Franc". L'Hexagone pèse 65 % de l'activité d'Agro'Novae, qui vend ses confitures chez les principales enseignes de la grande distribution.

Au total, environ 4,5 millions de pots et une centaine de recettes sortent de l'usine installée à Peyruis. C'est sur ce site de 3 000 m2 qu'est réalisée la transformation des fruits par cuisson pour devenir de la confiture, des compotes ou des confiseries. Les fruits sont achetés surgelés auprès de coopératives afin d'éviter d'être dépendant de la saisonnalité et d'étaler les commandes ainsi que la production sur toute l'année. Les livraisons viennent de régions du bassin méditerranéen, la Corse pour les clémentines ou le Maroc pour les fraises et les abricots.

Place à la vente sur internet

Pour se différencier, l'entreprise met en avant des volumes composés à moitié de fruits bio ainsi qu'un process particulier. Les machines pour la fabrication ont été conçues spécifiquement pour Agro'Novae, cela permet d'offrir des produits typés avec une texture et un goût différents. "Nous avons fait cela pour développer notre marque, pour y arriver il faut des produits qui se différencient", explique Yves Faure.

Une activité industrielle vient compléter ce modèle, Agro'Novae réalise une préparation de fruits sur-mesure pour des traiteurs, des fabricants de yaourts où même pour les produits cosmétiques du groupe LVMH. Yves Faure souhaite désormais ajouter une nouvelle flèche à son arc avec la vente sur internet. "Cela représente 2 % de notre activité, nous aimerions arriver à 10 % d'ici quatre ou cinq ans", ambitionne le dirigeant. Qui note que ce type de vente fonctionnent notamment dans les pays où Les Comtes de Provence ont du mal à trouver preneur auprès des distributeurs. Une autre opportunité à saisir.

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