Comment la Savonnerie de Haute-Provence a résolu ses problèmes d’embauche

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(Crédits : DR)
Face à l’échec des méthodes de recrutement direct, la PME bas-alpine a libéré des lignes de production au sein de l’une de ses usines pour former ses futurs salariés directement sur site. Un moyen de concurrencer les grandes entreprises sur le marché de l’emploi.

Un secteur qui se porte bien et un carnet de commandes en hausse, la Savonnerie de Haute-Provence affiche des voyants économiques qui font saliver. Pour alimenter sa croissance, l'entreprise installée à Villeneuve décide en 2017 de lancer une phase de recrutement de 12 personnes. Une opération plus difficile qu'il n'y paraît.

"Le territoire des Alpes-de-Haute-Provence possède plusieurs mastodontes comme Arkema, Sanofi et L'Occitane qui drainent la main-d'oeuvre locale", explique Daniel Margot, fondateur de la Savonnerie de Haute-Provence. Face à l'échec du recrutement direct, la PME bas-alpine collabore avec Pôle Emploi pour créer une formation sur-mesure.

150 heures de formation

"La Savonnerie de Haute-Provence a dégagé une ligne de production pendant trois mois pour que la formation se fasse directement dans l'entreprise", détaille Richad Spinosa, directeur territorial Pôle Emploi Alpes-de-Haute-Provence et Hautes-Alpes. Cette démarche représente 150 heures de formation théorique et pratique dispensées auprès de deux groupes de douze personnes chacun.

L'opération rencontre un succès puisqu'elle permet à la Savonnerie de Haute-Provence de résoudre son problème de recrutement. Pour Richard Spinosa, les retours à l'emploi passent désormais "de plus en plus par la personnalisation" des formations. Un avis que partage Daniel Margot : "En tant que PME, nous n'avons pas les avantages sociaux d'une grosse entreprise, nous devons donc séduire avec la formation".

Développer la grande série

Si le dirigeant, également président de la CCI 04, ne prévoit pas de recrutement à court terme, la problématique pourrait se reposer à l'avenir. La Savonnerie de Haute-Provence souhaite développer la fabrication en grande série, à partir de 100 000 unités, notamment à l'export. Un site dédié à ce type de production a ouvert en 2014. "Nous voulons remplir l'usine donc nous cherchons des clients avec une grande capacité nous avons recruté une personne en charge de démarcher en France et à l'étranger", expose le dirigeant.

Aujourd'hui, l'international pèse 25 % des 7,5 millions d'euros de chiffre d'affaires de l'entreprise. Elle produit au total 3 000 tonnes de savon par an, soit 30 millions d'unités, répartis sur trois sites à Villeneuve et Volx. L'entreprise d'une centaine de collaborateurs ne dispose pas d'une marque propre, elle sous-traite pour ses clients dans le secteur de la senteur comme L'Occitane ou dans l'habillement et luxe avec LVMH, Hermès et bientôt Chanel. Un positionnement qui paye. "Nous sommes le troisième sous-traitant français", se réjouit Daniel Margot.

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Commentaires
a écrit le 06/01/2019 à 23:37 :
J apprecie que depuis les crétois dorien et acheens et myceniens puis à grasse cité mondiale de la parfumerie le jasmin la rose de damas le néroli la bergamote le bigarradier la myrthe la violette et bien sûr la lavande soient remis à l honneur tout comme le savon araméen d ALEP✋🌺🌺🌺🌼🎶🌹🍀🍀🍀🍒

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