Smart Futures et le credo du rapprochement citoyen

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(Crédits : Smart Futures)
La start-up originaire d'Aix-en-Provence développe une application permettant aux habitants d’une ville de signaler des problèmes à leur collectivité. Alors qu’un premier test à Dublin va commencer mi-février, le co-fondateur Daniel Vanetti aimerait travailler en France.

Signaler une fuite d'eau, un nid-de-poule ou suggérer d'installer un banc dans un lieu public... Voici quelques exemples de l'interactivité entre citoyens et collectivités que veut offrir Smart Futures. La start-up aixoise travaille sur une application pour "favoriser la collaboration avec les citoyens afin d'optimiser les services de la ville", explique Daniel Vanetti, co-fondateur de la start-up aixoise.

L'idée est d'utiliser une application collaborative pour que les habitants d'une ville puissent signaler des défaillances ou des problèmes, sans délation, en prenant une photo pour faire les remonter auprès de la collectivité. Smart Futures permet également aux utilisateurs de faire des suggestions pour améliorer la vie en ville. La plateforme permet ensuite d'envoyer le signal vers l'opérateur de terrain adéquat, mais aussi d'interagir avec les usagers en indiquant avec un jeu de statut où en est l'intervention.


Le levier du jeu

"Nous voulons sensibiliser et faire participer l'habitant à la vie du quartier et à la remontée d'informations en utilisant les leviers du jeu et de la récompense", détaille Daniel Vanetti. Les utilisateurs de l'application obtiennent au fur et à mesure de leurs contributions des points qu'ils peuvent échanger contre des cadeaux. Ces derniers sont définis par les collectivités elles-mêmes. "Certaines villes envisagent des places pour une rencontre sportive ou des billets de cinéma, à Dublin cela devrait être un bon d'achat pour un café par exemple", illustre le dirigeant.

La capitale de l'Irlande est la première commune à utiliser l'application, qui n'a pas encore de nom officiel. Pour l'instant, il ne s'agit que d'un test d'une durée de six mois au sein du Tolka Valley Park car l'opération s'inscrit dans le cadre du programme national SBIR (Small Business Innovation Research). "Notre solution peut s'appliquer à d'autres marchés que les parcs comme un quartier ou un resort", explique Daniel Vanetti.


Si les débuts se font à l'étranger, la start-up de cinq personnes aimerait aussi se lancer en France. Malgré quelques discussions et contacts, "rien n'est engagé, mais nous serions très intéressés", indique Daniel Vanetti.

Encombrants et e-gouvernance en préparation

Smart Futures vise, d'abord les collectivités, en particulier les métropoles plus habituées à ce type de technologie, mais aussi les professionnels des parcs de loisirs ou de l'hôtellerie. Pour étendre son champ d'action, la jeune entreprise continue de travailler en R&D. "Cela fait plus d'un an que nous sommes là-dessus et il faudrait encore 2 ans pour réaliser tout ce que nous souhaitons", prévient Daniel Vanetti.

L'un des modules en préparation concerne les encombrants. D'après l'agence publique de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), "90% des encombrants qui pourraient être réutilisés sont gaspillés", Smart Futures voudrait donner une seconde vie à ces encombrants en donnant la possibilité à des particuliers ou acteurs du réemploi comme les FabLabs ou des écoles d'art de récupérer les objets en question avant le ramassage par la collectivité. Autre axe de développement, celui de la e-gouvernance pour permettre à la collectivité de proposer des suggestions, pour obtenir des commentaires et les faire voter.

Pour réaliser tous ses projets, Smart Futures s'apprête à lancer une nouvelle levée de fonds avec l'objectif d'atteindre 375 000 euros. Ce financement doit permettre le recrutement de deux personnes pour développer le volet commercial. Et enfin travailler en France ?

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