Pourquoi TMC déploie son "employeneurship model" à Sophia-Antipolis

 |   |  385  mots
(Crédits : DR)
Installée depuis novembre sur la technopole sophipolitaine, la société de conseil en ingénierie et systèmes d'information, originaire des Pays-Bas, développe son concept qui vise à favoriser les talents d'entrepreneurs de ses ingénieurs. A Sophia-Antipolis ce sont les laboratoires et les centres de recherche qui sont visés.

C'est une nouvelle implantation et comme tout nouvel investissement, il est à la fois une bonne nouvelle pour le territoire et la preuve que Sophia-Antipolis est attractive. Originaire des Pays-Bas, TMC acronyme pour The Member Company, a donc décidé de mailler le territoire français en passant par le parc technologique.

Mi-salarié, mi-entrepreneur

Installé depuis la fin de l'année 2018, TMC y déploie son concept d'employeneurship model. Une façon d'envisager le conseil en ingénierie différemment selon Emmanuel Mielvaque, CEO pour la péninsule ibérique et chargé du déploiement du groupe en France. "Ce modèle est un concept original, qui relit l'employé et l'entrepreneur", l'ingénieur étant "salarié en CDI au sein de TMC et mis à disposition chez le client pour le time to market". Plus précisément, "nous travaillons l'employabilité de nos ingénieurs", poursuit Emmanuel Mielvaque.

Le concept lui s'appuie donc sur un CDI, sur une rémunération qui comprend une participation aux bénéfices. Il existe aussi, et c'est très en vogue, une Youniversity c'est-à-dire comme son nom l'indique, une université en interne qui permet de former sur mesure grâce à un coaching personnalisé. Et parce que entreprenariat ne saurait rimer avec création, un Lab Entrepreneurial offre la possibilité aux plus audacieux de développer des projets en mode spin-off. "Nous prenons en compte quatre coefficients", précise encore Emmanuel Mielvaque, "les coefficients intelligent, émotionnel, spirituel et vitalité".

Le choix de Sophia

Depuis trois ans, TMC est entré en phase active de déploiement, exportant notamment son modèle dans le Sud de l'Europe. Après l'Espagne et le Portugal, c'est donc l'Hexagone qui fait partie du plan de développement. "Provence Alpes Côte d'Azur est un axe stratégique", affirme Emmanuel Mielvaque. Et c'est "un choix de nous rapprocher des industriels locaux". Outre Sophia-Antipolis, TMC est également présent à Rennes, compte se renforcer à Toulouse et Nantes avant de poursuivre par la région Auvergne Rhône Alpes au cours de l'année. A Sophia-Antipolis, "ce sont les laboratoires et les centres de recherche qui sont ouverts à notre modèle". Des projets sont également en cours du côté d'Aix-en-Provence. A l'horizon de 5 ans, TMC espère compter sur un effectif de 1 000 personnes en France, dont 200 dans le Sud.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :