L'ambition de Diamidex dans le diagnostic microbiologique express

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(Crédits : DR)
Dans quelques semaines, Clic4Tag, C4Hydro et C4Biocontrol ne formeront plus qu'une seule et même entité. Basée à Marseille cette jeune entreprise innovante entend prendre de l'envergure pour adresser un marché extrêmement prometteur, celui du risque microbien, lequel ne laisse pas les industriels indifférents.

Son nom ne doit rien au hasard mais résume, explicitement, le secteur qu'elle adresse. Diamidex c'est donc la contraction de diagnostic microbiologique express. C'est précisément le cœur de métier de cette nouvelle entité, pas si nouvelle, car elle est l'union de trois pépites, Clic4Tag, C4Hydro et C4Biocontrol.

Transfert de technologie

C'est en 2012 que tout commence vraiment, lorsque 7 chercheurs du CNRS, d'Aix-Marseille Université et de l'Université Paris-Sud mettent au point une technologie capable de détecter et d'identifier rapidement les microbes, dont ceux pouvant engendrer des infections mortelles. Une découverte saluée comme il se doit par la communauté scientifique. Restait plus qu'à faire basculer la technologie du côté des applications concrètes.

C'est donc via un transfert par la SATT sud-est et un sous contrat de licence que naît Click4Tag en 2014. Laquelle concrétise rapidement un partenariat avec General Electric pour une bactérie infectieuse présente dans les réseaux d'eau chaude. Deux ans plus tard, c'est au tour de C4Hydro d'apparaître, née de l'essaimage de Click4Tag, concentrée précisément sur les solutions pour les eaux environnementales. L'an dernier, en 2018, même phénomène d'essaimage avec la création de C4Biocontrol, dédiée elle, aux solutions capables de rapidement identifier la présence de certains microbes dans les produits manufacturés.

La question de la valorisation

Le choix de diviser la technologie était une décision extrêmement stratégique explique Sam Dukan. "Il est apparu comme une évidence qu'il fallait filialiser", explique le dirigeant marseillais. Surtout cela permettait une approche du marché en simultané, le premier produit permettant d'accrocher le second... Et c'était important aussi, question valorisation de la technologie. De la même façon, la fusion des trois entités répond à la même logique. "Il était évident qu'il fallait fusionner", dit aussi Sam Dukan. Là encore, pour des raisons de valorisation. "Nous devenons une société avec plusieurs marques".

General Electric et le hollandais Hatenboer-Water, avec lesquels des accords ont été conclus (dès 2015 pour le premier) représentent de réels partenaires, raconte Sam Dukan. Diamidex ne se réserve pas uniquement le marché français mais rayonne déjà à l'international, à Angleterre et en Suisse par exemple.

Le portefeuille constitué d'une vingtaine de client actuellement devrait un peu plus que doubler dans les prochains mois. "Nous avons une trentaine de clients avec laquelle nous allons concrétiser pour des contrats récurrents", précise Sam Dukan. Diamidex est également en phase finale de discussion avec un second acteur du monde de la cosmétique. L'équipe, constituée de 18 personnes, devrait doubler d'ici la fin de l'année. Confidentiel, le chiffre d'affaires devrait suivre la même tendance haussière promet Sam Dukan.

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