L'internationalisation, axe majeur de croissance pour ADF

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Latésys, une filiale d'ADF, a été choisie par Airbus Defense & Space pour fournir deux lignes d'assemblage de 900 satellites OneWeb, aux États-Unis.
Latésys, une filiale d'ADF, a été choisie par Airbus Defense & Space pour fournir deux lignes d'assemblage de 900 satellites OneWeb, aux États-Unis. (Crédits : Dominique Eskenazy)
L'ETI spécialisée en ingénierie et maintenance industrielle pour le spatial, la chimie et l'énergie, multiplie les opérations à l'international. Après l'ouverture d'une filiale au Japon et une opération de croissance externe réalisée en Israël, d'autres pays figurent dans le plan stratégique.

En novembre dernier, ADF inaugurait sa chaudronnerie à haute valeur ajoutée sur le site de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), pour un investissement de 5 millions d'euros, insistant sur la nécessité de « conserver du manufacturing » pour être capable de prendre part à l'industrie du futur.

Former des ingénieurs

Moins de deux mois plus tard, ADF réalisait une nouvelle opération de croissance externe en Israël, via sa filiale G2Métric, en acquérant RAM Robotics, distributeur d'appareils de métrologie et fournisseur de services associés. Une opération qui n'est pas anodine, d'une part parce que de nombreux acteurs issus de l'aéronautique et du spatial sont présents dans ce pays et d'autre part parce que « RAM Robotics apporte un complément à la palette de nos services, pointe Marc Eliayan, son PDG. Cette acquisition nous ouvre les portes de clients comme Intel tout en nous renforçant chez nos clients existants. » Parallèlement, ADF s'est consolidée également en Asie, plus précisément au Japon, en ouvrant une filiale.

« Nous y étions déjà présents via Mitsubishi Aviation, abordant ce pays en exportateur. Nous avons choisi de commercer en devise locale et d'être un acteur local pour procéder à des recrutements », explique le dirigeant français qui veut doubler son activité et conquérir à l'horizon de cinq ans 5 autres clients, « que nous avons déjà identifiés », le chiffre d'affaires réalisé devant atteindre 30 millions d'euros.

« Le Japon connaît un réel problème de disponibilités des ressources, nous allons former de jeunes ingénieurs. Trouver des cadres et des experts disponibles est rare dans de nombreux endroits du globe. » La formation est l'une des forces d'ADF qui possède son propre institut, One Training Institute. 250 personnes supplémentaires seront formées durant l'année, dont 75 sous contrat d'apprentissage.

Besoin de compétences

« Nous rencontrons des personnes talentueuses dont nous essayons de repérer le savoir-être », indique-t-il. C'est qu'ADF a besoin de compétences. 300 postes sont ouverts pour 2019. De quoi nourrir les prochains chantiers à l'international, l'Allemagne et l'Espagne notamment, probablement par le biais d'opérations de croissance externe.

Les États-Unis figurent aussi dans le plan stratégique. Un pays qu'ADF connaît bien, puisque son autre filiale Latésys (ex-Latécoère Services) a été choisie par Airbus Defence & Space pour fournir deux lignes d'assemblages de 900 satellites OneWeb en Floride, livrés au premier trimestre 2019. ADF a réalisé un chiffre d'affaires de 420 millions d'euros en 2018 pour un Ebitda à 25,7 millions d'euros. Le groupe emploie 4.000 personnes à travers le monde.

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