L'aventure entreprenariale de la niçoise Marine Lloris

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(Crédits : DR)
Diplômée de droit et de ressources humaines, elle crée à Londres, sa propre marque de vêtements pour petites filles, baptisée Manège en Sucre. Une incursion dans le monde de l'habillement pour enfant qui n'est pas exempt de défis. Après la Grande-Bretagne, elle teste le marché français, à Nice, première incursion d'un développement à l'international.

Si ce n'est pas à strictement parler un retour aux sources, c'est en tout cas un clin d'œil qui ne doit pas grand-chose au hasard. En ouvrant un corner au sein des Galeries Lafayettes de Cap 3 000 près de Nice, Marine Lloris revient vers la ville qui l'a vue grandir. Installée à Londres pour des raisons familiales, c'est là-bas qu'elle crée Manège en Sucre, marque de vêtements pour petites filles de 2 à 12 ans. Diplômée de psychologie sociale, de droit et de ressources humaines, elle avoue néanmoins avoir été très tôt tentée par le dessin, les tissus, la mode. Presque logiquement c'est vers le stylisme qu'elle se tourne, en créant sa propre marque.

Fabrication et broderies italiennes

Un secteur pas si évident. Pour tester le marché, ce sera d'abord la vente on-line "plus facile pour tâter le terrain ainsi que d'un point de vue logistique", explique Marine Lloris qui met au point sa toute première collection il y a trois ans. Le positionnement haut-de-gamme faut aussi partie des choix stratégiques. C'est en Italie que la fabrication est effectuée, les tissus provenant à 90 % de France, d'Italie ou du Royaume-Uni. Particularité ou originalité, "nous utilisons des tissus destinés au prêt-à-porter féminin que nous adaptons à des coupes pour petites filles. J'ai toujours su que la qualité de la production serait déterminante pour la marque".

La décision de démarrer par le mono-produit n'est pas un hasard et n'entrave pas la fidélisation du client. "Il séduit de plus en plus le consommateur qui, aujourd'hui, n'a pas besoin de nouvelle marque", explique la dirigeante qui dessine donc ses produits et fait effectuer ses borderies également en Italie. Autre particularité, "je ne m'arrête pas aux tendances".

Le web, mais pas que

Le test du corner à Cap 3000 est synonyme d'un premier pas "physique" dans la ville qui l'a vue grandir. Le choix d'une présence avec quelques pièces a déjà été éprouvé à Londres où Manège en Sucre est présente depuis 3 saisons chez Harvey Nichols. Si l'aventure azuréenne fait ses preuves, elle pourrait bien se prolonger. Mais pas question pour l'heure de passer par la case boutique en propre. "Le corner nous permet de nous développer, de gagner en visibilité". Car la vente en ligne n'est pas le modèle absolu. "On a tendance à penser que le web représente l'avenir or, ce n'est pas vrai. Acheter en ligne peut rendre craintif". Un phénomène que connaissent d'autres marques nées elles aussi sur le Net et qui se développent par des présences physiques. Ces DNVB - Digital Native Vertial Brand - dont fait partie la sophipolitaine Noliju essaient de réunir le meilleur des deux mondes. "Il faut éveiller la curiosité", note Marine Lloris.

Internationalisation

Toujours est-il que la France représente un premier pas à l'international. Manège en Sucre regarde aussi très fortement du côté de Dubaï, ainsi que de la Chine, mais de façon plus modeste pour le moment. L'entreprise qui emploie 3 personnes et ne communique pas sur son chiffre d'affaires, sait qu'elle vend du rêve et c'est bien le principe d'une marque que de faire rêver, mais Marine Lloris ne cache pas que le secteur de la mode est gourmand en investissement. Et que c'est une donnée qui n'est pas suffisamment prise en compte, de façon générale. Dans la mode, même enfantine, il n'y a pas que du rose bonbon...

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