NOVRH, la PME qui "parle" aux ETI

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(Crédits : iStock by Getty Images)
Spécialisée dans l'édition de logiciel, l'entreprise basée à Marseille occupe un segment particulier, le SIRH. Et c'est précisément aux entreprises de taille intermédiaire qu'elle s'adresse, leur apportant une solution typiquement adaptée à leurs spécificités. Un sujet extrêmement stratégique, où R&D et IA ont toutes leurs places.

La gestion RH n'est pas un sujet simple, encore plus lorsque l'on est une ETI, une entreprise où la taille signifie le volume et où le pilotage se doit, par conséquence, d'être le plus fin possible. Le SIRH - pour Système d'information Ressources Humaines (qui comprend la paie, la gestion administrative, la formation, le recrutement...) - c'est exactement le sujet de NOVRH. Créée en 1986 à Marseille, la PME est reprise en 2012 par Gil Couyère, spécialiste des RH, passé par Orangina Schewepps et co-fondateur de Selexens, revendue en 2011. Une étape qui va marquer un tournant dans le développement de l'entreprise.

Accompagner la croissance

Car lorsque Gil Couyère arrive aux commandes, NOVRH adresse un secteur plus large que celui qui est le sien aujourd'hui créant une confusion qui n'aide pas à son positionnement. "Je l'ai clarifiée et précisée", explique le président de la PME. "Nous avons rajouté des briques logicielles". Et la croissance à suivi, de l'ordre de 20 % par an. L'équipe, de 16 personnes, est constituée actuellement de 55 salariés et devrait "atteindre un effectif de 100 personnes dans les 4 années qui viennent". Désormais rentable, NOVRH "est aujourd'hui en phase pivot", souligne Gil Couyère.

Une phase sensible où il est essentiel de poser les bons jalons. "Dans le cadre de cette accélération, la logique étant de dire qu'il fallait s'ouvrir à un fonds". Gil Couyère rencontre 6 acteurs du secteur, échange des lettres d'intention avec 4 d'entre eux mais finit par choisir Tertium, présidé par Pierre Grand-Dufay. Un choix que le dirigeant explique par son besoin de nouer des relations qui ne concernent pas uniquement le financement mais plus largement le business. "Je recherchais davantage un partenaire, qu'un financier".

La phase d'accélération est d'importance pour NOVRH dont les concurrents s'appellent Cegid ou Sopra. "Le marché que nous adressons est un marché qui dispose de beaucoup d'acteurs historiques. Mais qui n'ont pas la même agilité que nous".

Intégrer l'intelligence artificielle

Comme l'explique Gil Couyère, les ETI en matière de gestion RH et paye vont chercher la digitalisation mais en souhaitant que ce soit la digitalisation qui s'adapte aux process déjà mis en place et non l'inverse. C'est là que se situe toute la différenciation. Mais pour accélérer et pivoter donc, NOVRH va s'engager dans une phase de recrutement, 44 embauches étant prévues d'ici la fin de l'année. C'est cependant la partie consacrée à la R&D qui va impulser le tout, l'intégration de l'intelligence artificielle au sein de logiciel Orhus permettant de travailler et modifier l'UX, c'est-à-dire l'ergonomie. "Le SIRH devient simple d'accès, l'utilisateur est guidé, on lui dit comment faire. C'est un outil puissant. Il faut rendre la puissance, simple", indique Gil Couyère. La PME va également se renforcer au niveau commercial et marketing. Et regarder du côté de la croissance externe. "De nombreux axes peuvent être envisagés, cela peut concerner l'acquisition d'acteurs qui nous confortent par des briques, des fonctionnalités ou des services complémentaires", précise le dirigeant. Le portefeuille client comprend une soixantaine d'ETI, principalement originaires d'Ile-de-France, à 70 %. "La richesse de NOVRH, ce n'est pas moi, ce sont les collaborateurs", insiste Gil Couyère, qui souhaite pousser l'actionnariat salarié. La PME envisage un chiffre d'affaires de 5 M€ pour l'exercice en cours contre 4,2 M€ en 2018.

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