Le Lab, l'outil innovation renforcée de MGI

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(Crédits : DR)
Implantée à Marseille, la PME s'est spécialisée dans le traçage et la gestion des flux marchandises. Le dernier logiciel né de son département R&D, Ci5, est l'une des dernières évolutions de Cargo community system. En créant un Lab, c'est l'expertise des startups et leur agilité que l'entreprise vise. Une façon surtout de servir les besoins du marché.

Le smart port est plus que jamais un sujet sur la table. Entre préoccupations environnementales et nécessité de rendre les échanges plus fluides et plus intelligents, l'innovation a bien sûr, toute sa place. Le sujet n'est pas récent pour MGI. Née en 1985, Marseille Gypstis International de son nom complet, a toujours eu le regard tourné vers les évolutions technologiques. C'est cependant en 2015 que l'entreprise se dote d'un pôle innovation, justement parce que la part recherche et développement devenait plus prégnante.

La naissance du MGI Lab n'est finalement que la suite de ce qui précède. Une suite logique, comme l'explique Christophe Reynaud, responsable de ce pôle qui vient donc d'entrer dans une "phase supplémentaire, qui a vocation à être tournée vers l'extérieur. MGI se structure pour mieux accueillir les startups".

Répondre vite

L'objectif du Lab c'est bien celui-là, repérer les compétences capables d'apporter leur expertise sur les sujets qui concernent la communauté portuaire, dont les préoccupations d'innovation et environnementales constituent les deux sujets d'intérêt particulier. "Certains besoins sont remontés par les différents comités d'expert, des groupes de travail auxquels nous participons ainsi que le Grand Port Maritime, les transporteurs, les opérateurs de terminaux... Ce sont des besoins forts", poursuit Christophe Reynaud. Si jusqu'alors c'est avec le monde académique que MGI avait l'habitude de collaborer, c'est donc clairement sur les jeunes entreprises innovantes que la PME compte s'appuyer pour aller vite, plus vite, sur la réponse aux besoins.

Et pour cela, le Lab a, parmi ses missions, celle d'accueillir ces jeunes pousses. "L'idée est de pouvoir leur permettre d'être en immersion. Cela leur permet d'aller plus vite en étant en proximité avec nos équipes", explique encore Christophe Reynaud. La question est celle de l'agilité et de la réactivité, de ce fameux time to market qui change tout et qui est un élément stratégique dans le positionnement du groupe.

Polir l'or noir

"Nous poursuivons nos travaux de R&D, nous conservons la démarche classique mais  le MGI Lab doit nous permettre d'être plus réactif. L'hébergement va donner l'opportunité aux startups d'avoir accès directement à notre expertise fonctionnelle, à nos données, qui constituent la matière première". Ces données qui sont l'or noir dont toute entreprise, quelque soit son implication dans l'innovation, doit trouver le bon mode d'exploitation, celui qui est capable de produire de la valeur.

MGI, qui a déjà repéré quelques startups pouvant apporter leur expertise, va cependant constituer un comité d'expert afin de sélectionner celles qui seront accueillies au sein du nouvel espace que MGI leur consacrera, un déménagement étant prévu à cet effet. "Il nous faut des compétences spécifiques. Sélectionner des startups, ce n'est pas notre métier". Les premières d'entre elles rejoindront le MGI Lab début 2020. Avec l'objectif de produire des solutions d'ici les mois suivants. Car, encore une fois, "si nous ne pouvons pas répondre aux besoins d'innovation, nous risquons de sortir du marché". Or le smart port est un sujet qui ne touche pas uniquement le GPMM, mais bien tous les ports. Le marché est donc vaste, d'autant plus que les problématiques adressées sont partagées. Une mer des possibles s'ouvre donc pour celle qui emploie 48 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 6,7 M€.

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