Paragon ID appuie sur son expertise technologique

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(Crédits : PixaBay)
La PME, basée à Sophia-Antipolis, en a fini avec une période de restructuration qui lui a permis de revenir aux fondamentaux, c'est-à-dire à la maîtrise de la technologie RFID. Un cœur de compétence qui la positionne surtout sur des marchés en croissance, gourmands en solution de traçabilité pointue notamment.

Paragon ID entre, d'une certaine façon, dans une nouvelle ère. Non pas que tout soit bouleversé mais la PME, née sous le nom de ASK en 1997, et nouvellement nommée depuis 2017, connaît assurément une nouvelle phase dans son développement.

Il y a le changement de gouvernance tout d'abord. Aux manettes, Clem Garvey, un homme de la maison mais au parcours riche, ex PDG de Ricoh France, ex-PDG de Neopost notamment - qui connaissait bien l'ancien dirigeant Julien Zuccarelli. Une sorte de changement dans la continuité. Pour le seconder, il faut aussi compter avec Olivier Doye, directeur financier et Konstantinos Lagios, directeur commercial. "Une nouvelle équipe qui compte donc un Irlandais, un Français et un Grec" s'amuse Clem Garvey. Et 7 sites de R&D, dans différents endroits dans le monde.

Une nouvelle équipe qui compte bien rappeler et surfer sur ce qu'est donc le fondamental de l'entreprise : la technologie RFID. Celle qui mêle une antenne et une puce, "une expertise que nous maîtrisons" dit le directeur général. "Nous sommes dans une activité qui a du sens". Et des perspectives sur différents marchés, "chacun en croissance". D'autant plus avec l'avènement de l'industrie 4.0.

Maître du mass transit

Sur le marché du transport et de la smart city, Paragon ID revendique fournir plus de 150 villes - dont New York, Londres, Los Angeles, Singapour... - et une reconnaissance, celle d'être "maître du mass transit". Le récent partenariat avec Ingenico, officialisé en juin dernier et qui permet de gérer les titres de transport, les cartes de paiement et les smartphones sur un lecteur unique, est l'exemple de ce que peut faire l'entreprise qui avoue 5 milliards de tickets magnétiques et 150 millions de tickets et cartes sans contact produits par an.

Autre marché porteur, celui de la traçabilité et de la protection de la marque, pour lequel les solutions RFID sont une réponse à la problématique, dont celle de la contrefaçon. C'est par exemple ce qui a séduit une compagnie aérienne de premier rang pour les opérations de tag bagages. Mais c'est un autre segment, auquel on ne s'attend pas forcément, qui développe une forte appétence pour les solutions de Paragon ID : celui des vins de luxe. Victime de nombreuses opérations de contrefaçon - on estime 30 à 40 % de vins présentés faussement comme français et de luxe - il trouve dans les solutions de la PME sophipolitaine une vraie solution pour contourner la fraude.

Innover encore

Marché historique, celui de l'identification est extrêmement prometteur puisque d'ici 2020, il est prévu que la majorité des documents officiels soient dotée d'un élément de technologie sécurisée. "Nous sommes reconnus dans ce domaine", souligne Clem Garvey, notamment aux Etats-Unis où on ne plaisante pas avec le sujet. Pour Paragon ID, l'enjeu c'est de parvenir à une impression en continu, ce qui serait une "nouvelle innovation". Stratégique évidemment.

Le paiement, autre marché historique, est lui aussi vecteur d'innovation. Les premiers inlays en métal au monde réalisés en sont la preuve. Il s'agit de marier le métal avec un chip afin, explique Clem Garvey, de faire en sorte qu'il devienne un booster et non un empêcheur. "Notre technologie est la plus sûre" appuie Clem Garvey. Et le potentiel immense, d'autant que toute carte de paiement doit basculer en sans contact d'ici 2025. "Nous comptons surfer sur cela" dit le DG. Le business modèle serait de "licencier notre technologie à des fabricants". A voir si les cartes en métal pourraient remplacer, à terme, celles en plastique...

Objectif croissances

Outil industriel, expertise technologique, internationalisation... Paragon ID poursuit sa route en s'appuyant sur ce qui fait sa spécificité depuis ses débuts, même si tout n'a pas été un long fleuve tranquille. "Nous sommes des industriels, avec une culture et une histoire", résume assez bien Clem Garvey. Les perspectives sont d'ailleurs prometteuses - certains segments comme la pharma et le besoin de traçabilité et d'inviolabilité des boîtes de médicaments -, devenant intéressants. "Nous devons être toujours à part sur les technologies et étoffer notre offre", ajoute Clem Garvey. Ce qui passe aussi par de la croissance, organique et externe. Lesquelles devraient nourrir le chiffre d'affaires, qui s'établit pour 2018 à 100 M€. L'objectif étant d'atteindre 250 M€ à 3 ans. Et pourquoi pas basculer vers l'entreprise à taille intermédiaire.

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