Quand Puma fait de Marseille son "camp de base"

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(Crédits : Rémi Baldy)
La marque de sport, qui équipe l'Olympique de Marseille, a lancé sa campagne autour de l'athlétisme dans la cité phocéenne. Un évènement qui répond à un double enjeu : celui de construire sa marque autour de la ville et de se préparer pour les Jeux olympiques de 2020. Pour y parvenir, l'équipementier allemand a pu compter sur la présence d'Usain Bolt himself.

Voir Puma à Marseille devient presque une habitude. Un peu plus d'un an après être devenu l'équipementier de l'Olympique de Marseille, le marque pose régulièrement ses pattes dans la cité phocéenne. Cela a d'abord été avec le maillot de l'OM, puis pour parrainer un complexe sportif dans le 14e arrondissement et enfin en devenant mécène du Mucem, dans le cadre d'une déclinaison de la résille du musée sur la dernière tunique olympienne. "A partir du moment où nous avons signé notre contrat avec l'Olympique de Marseille, nous avons décidé que Marseille serait notre camp de base donc nous organisons nos activités autant que faire ce peu ici, ou dans les alentours, pour construire notre image de marque de sport et culture", explique Richard Teyssier, directeur général de Puma France. Cette fois, la marque allemande sort du foot puisque ce sont ses athlètes qui ont été réunis pour présenter la nouvelle recrue de l'équipementier : Florent Manaudou. Le nageur, qui s'entraîne au Cercle des Nageurs marseillais, rejoint ainsi Pierre-Ambroise Bosse, Jimmy Vicaut, Valentin Lavillenie ou encore Ninon Guillon-Romarin pour ne citer qu'eux. Un évènement qui permet aussi à la marque de lancer sa campagne baptisée Forever Faster, à moins d'un an des Jeux olympiques de Tokyo.

La même stratégie dans d'autres villes

Pour valoriser ses actions, et Marseille, Puma n'hésite pas à mettre en avant ses stars internationales. Après Diego Maradona dans un clip pour l'OM, c'est cette fois Usain Bolt qui est présent à Marseille. Une ville qu'il ne connaît pas beaucoup. "Je savais juste qu'il y avait une équipe de foot", explique l'homme aux huit médailles d'or olympiques.

Qu'importe, l'idée est bien de renforcer l'image de Puma dans le sport et de son "camp de base". "Nous sommes aussi là parce que Marseille et Puma c'est une histoire d'amour, nous célébrons aujourd'hui des noces de cotons", lance Karim Bennani, journaliste sportif sur Canal+ et animateur de l'évènement.

Une stratégie que l'équipementier allemand fait dans d'autres villes. "A Manchester par exemple, il y a pas mal d'activités qui sont faites depuis que nous sponsorisons le club de City. Nous prenons le foot, qui est le sport le plus médiatique et dans l'ADN de la marque, comme base et autour de cela nous bâtissons des activités", expose Richard Teyssier.

Du haut-niveau vers le sport amateur

Le camp de base marseillais pourrait-il devenir la ville d'adoption de Puma ? "Non", sourit le directeur général. "Nous avons déjà un déménagement de prévu en décembre 2020 mais en restant à Strasbourg". Le dirigeant n'en dira pas plus sur les prochains évènements qui auront lieu à Marseille. "Nous n'avons pas fait de calendrier sur trois ans, mais quand nous pouvons, nous faisons des actions ici", insiste-t-il.

Côté innovation, Puma ne s'est pas rapproché de Marseille comme a pu le faire par exemple Décathlon avec le Technosport de Luminy. Les équipes de R&D sont réparties selon les différentes catégories sur lesquelles Puma est présente. "Nous sortons une gamme tous les six mois et à chaque fois nous venons avec une innovation et une amélioration systématique. Notre expertise est sur les produits qui supportent la performance du sportif", explique Richard Teyssier.

Cet attrait pour l'élite doit ensuite découler vers le sport amateur. "Nous voulons nous exprimer sur la performance de très haut niveau, le foot en Ligue 1 ou l'athlétisme avec l'olympisme, pour proposer nos modèles aux amateurs. Les sportifs, comme Florent Manaudou, s'entraînent 90% du temps et c'est ce que font les gens qui pratiquent un sport ou dans le cadre de leur bien-être. C'est assez naturellement que l'on propose ces produits qui viennent d'une catégorie de sport extrême dans la performance pour une pratique plus quotidienne".

Du côté du sport amateur, Puma a lancé il y a un an le programme Zéro Rupture pour aider les clubs à ne jamais manquer de produits, dans le cas par exemple où un maillot se déchire. "C'est un vrai challenge pour nous fournisseur", assure Richard Teyssier. "Nous devons constituer des stocks, s'assurer que nous avons des produits sur toutes les lignes donc nous avons décider de construire notre politique d'approvisionnement de manière différente pour pouvoir garantir ce niveau de stock pour mieux servir nos clubs et cela nous permet d'avoir plus de progression sur ce secteur". Pour aller toujours plus vite.

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