Comment Cap Vert Energie peaufine sa politique RSE

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(Crédits : DR)
Le producteur indépendant français d'énergies renouvelables, basé à Marseille, fait de la responsabilité sociétale le second pilier de sa raison d'être. Une façon d'envisager l'entreprenariat où richesse humaine n'est pas antinomique de richesse économique.

Cap Vert Energie est une entreprise qui prend peu à peu sa place dans le secteur des ENR. Son sujet, c'est la production d'énergie verte, via des centrales solaires, hydroélectriques ou via des unités de méthanisation. Un positionnement qu'elle défend depuis sa création en 2009 et qui la voit être déjà très présente à l'export, notamment dans les contrées où l'auto-consommation est entrée dans les mentalités et les réflexes d'approvisionnement en énergie.

Mécénat de compétences

Précurseur sur son secteur, la PME revendique une politique sociétale qui va de pair. "Nous partageons une conviction qui est celle de dire que le rôle d'une entreprise est d'être au service de l'humain dans tous les domaines", résume Pierre de Froidefond, l'un des trois co-fondateurs aux côtés de Christophe Caille et Hervé Lucas. Qui estime que la PME doit créer de la richesse, et ce, de diverses façons. "Liée à son activité, c'est la richesse environnementale, qui est de satisfaire le besoin énergétique en réduisant l'impact sur l'environnement que Cap Vert Energie doit créer. Cette préservation de l'environnement est au cœur de notre business modèle". Mais c'est aussi une richesse sociétale, humaine que la petite entreprise provençale veut contribuer à générer. "L'entreprise est le lieu où l'on passe la moitié de son temps, où on peut se développer sur le plan personnel, générer un accomplissement de soi. Nous voulons nous inscrire dans le tissu local", ajoute Pierre de Froidefond. Ce qui passe, en l'occurrence, par le mécénat de compétences notamment, une initiative qui octroie aux salariés de l'entreprise la possibilité de disposer de 12h par an pour s'engager dans l'une des 8 associations identifiées par CVE, plutôt orientées emploi des personnes défavorisées et accès à l'éducation. "Il existe un effet boule de neige, très positif", remarque Pierre de Froidefond.

L'un va avec l'autre

Politique RSE ne veut pas dire reniement de la rentabilité. La richesse économique n'étant pas davantage un gros mot. Mais encore une fois, pour le co-dirigeant, le tout étant de la réaliser en respect des valeurs promues. "Nous mobilisons beaucoup d'intelligence collective. Le droit à l'erreur est possible chez CVE. Mieux vaut agir et se tromper que rester assis et ne rien faire".

Politique RSE signifie savoir aussi partager la richesse créée. Outre un mécanisme d'intéressement, des augmentations de capital sont également réservées aux salariés. La phase de recrutement est également menée sous ce prisme. "Lors des entretiens nous faisons en sorte de permettre aux savoir-être de s'exprimer ce qui permet de remarquer certaines qualités et d'effectuer un recrutement de qualité", ajoute Pierre de Froidefond. Les nouveaux recrutés passent par une phase d'onboarding - parcours d'intégration - qui doit "permettre de nouer des liens directs et de partager une vision". Soit la meilleure façon aussi de fidéliser des compétences. CVE génère un chiffre d'affaires énergétique de 38 M€ et emploie 140 personnes.

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