Confiserie Florian investit pour nourrir sa croissance

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(Crédits : DR)
A l’aube de son centenaire, la maison implantée à Nice et spécialisée dans la confiserie de luxe à base de chocolat, d’agrumes et de fleurs essaime sur le territoire pour mieux y ancrer sa marque et renouer avec la croissance.

A Nice, la Confiserie Florian se refait une beauté. Sa boutique-atelier située dans le quartier du port a totalement été transformée pour s'adapter à l'arrivée prochaine de la ligne Ouest-Est du tramway qui reliera, à partir de décembre, l'aéroport Nice Côte d'Azur au port Lympia en 26 minutes. "La boutique a été installée au rez-de-chaussée qui donne sur la rue afin d'être plus visible et ainsi mieux capter la clientèle de passage, l'atelier, lui, déménage à l'étage. Quant au chemin de visite, il a été repensé de manière plus ludique et plus axé sur le chocolat, produit originel de la marque qui fêtera son centenaire en 2021", explique Frédéric Fuchs, co-dirigeant avec sa sœur Sandrine Fuchs Wyler de la vénérable maison spécialisée dans la confiserie de luxe à base de chocolat, d'agrumes et de fleurs. Une enveloppe de près de 400 000 euros a été investie dans cette transformation qui marque "l'aboutissement" d'une politique d'ouverture de points de vente entamée en 2015. L'objectif : ancrer la marque sur les points stratégiques de la Côte d'Azur et compenser les pertes de chiffres d'affaires de la boutique de Nice, durement impactée par sept années de travaux.

Maillage territorial

"Il y a eu l'élargissement des trottoirs, puis la création d'un parking souterrain et enfin les travaux liés au tram. De fait, les Niçois ont peu à peu déserté le quartier. Or, c'est la vente directe qui fait vivre Florian, 80% de notre chiffre d'affaires provient de la vente en boutiques", souligne Sandrine Fuchs Wyler qui évalue de 20 à 30 % par an la baisse de l'activité niçoise depuis le début des chantiers. En réaction, l'entreprise a donc décidé de se démultiplier. Aux deux boutiques-ateliers historiques basées au Pont-du-Loup, près de Grasse (spécialisée dans les fleurs), et à Nice (dans le chocolat), qui placent la Confiserie Florian dans le Top 10 des entreprises les plus visitées en France, dans le Top 3 des Alpes-Maritimes, se sont ajoutées les magasins de Gourdon (2015), de Grasse (2016) ainsi qu'un stand sur le Cours Saleya (2017), place de marché incontournable de la capitale maralpine. Une Boutique du Chocolat a également été créée, à quelques mètres de la fabrique artisanale du Pont-du-Loup afin là aussi de réanimer la marque historique et soutenir le lancement de nouveaux produits : pâte à tartiner, confiture de chocolat et liqueur de cacao. "Nous cherchons d'autres emplacements, notamment du côté de Saint-Paul de Vence et d'Eze", reprend Frédéric Fuchs. Lequel entend ainsi compléter son maillage du territoire, tout en étoffant, en parallèle, sa présence dans des points de revente tiers comme les épiceries fines Lafayette Gourmet, les magasins de fleurs Au nom de la rose ou de meubles déco Alinéa qui distribuent les confiseries azuréennes depuis déjà une petite dizaine d'années.

2,2 tonnes de fleurs transformées en 2018

Celles-ci sont évidemment artisanales et réalisées, en ce qui concerne les produits à base de fleurs, exclusivement à partir de matières premières cultivées sur les terres du bassin grassois. En 2018, 1,4 tonnes de rose Tango et Centifolia, 500 kg de violette Victoria, 200 kg de jasmin et 140 kg de verveine ont ainsi été travaillés et transformés en confits, sirops et liqueurs ou cristallisés pour agrémenter chocolats et nougats, miels et calissons. Ces deux dernières douceurs bénéficiant d'une marque déposée, Mielôfleurs pour les premières, Califleurs pour les secondes. "Nous sommes très attachés au pays grassois et à ses producteurs, c'est dans l'ADN de la confiserie qui, jusqu'en 1996 et la scission du groupe familial, était un petit morceau de la parfumerie Fragonard", rappelle Sandrine Fuchs Wyler.

"Une valeur sûre"

L'entreprise emploie 28 personnes à l'année, plus d'une cinquantaine en saison, c'est-à-dire à Noël, lors du carnaval (février) et à Pâques. "Durant la période des fêtes, nous expédions plus de 300 colis par jour", détaille la dirigeante dont l'activité VPC (Vente par Correspondance) reste encore supérieure à celle d'internet. "Notre fichier papier compte plus de 100 000 adresses, internet, 17 000, mais l'activité en ligne progresse sensiblement depuis la refonte du site en 2017". Elle a ainsi bondi de plus de 50 % depuis le début de l'année. "C'est une de nos marges de progression", confirme Frédéric Fuchs qui souhaite franchir, d'ici à deux ans, la barre des 4 M€ de chiffre d'affaires contre 3,5 M€ réalisés en 2018 (stable depuis trois ans). "Nous sommes optimistes, les investissements opérés vont porter leurs fruits. La Confiserie Florian demeure une valeur sûre qui vend du beau, du bon, du gourmand".

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