NSP, la PME'up qui s'assume

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(Crédits : D.R)
Basée à Sophia-Antipolis, l'éditeur de solutions de marketing automation poursuit ses efforts de R&D, notamment avec l'INRIA. Tout en regardant déjà les usages de demain. Car les technologies évoluent vite et c'est bien ce qui est fait de la data qui compte.

Comme Sophia-Antipolis, NSP fête en 2019 son anniversaire. Si la technopôle n°1 en Europe a soufflé 50 bougies, elles ne sont "que" 20 sur le gâteau de la PME azuréenne.

Une PME née au cœur de la pinède sophipolitaine en 1999 mais c'est aussi à Paris, assez rapidement, qu'elle pose ses marques. Une sorte de deux-en-un qui permet comme le veut la formule consacrée, de conjuguer le meilleur des deux mondes.

Des technologies, NSP en a vu émerger, passer, évoluer... Si l'entreprise a connu des étapes qui l'ont fait pivoter, l'innovation demeure sa ressource essentielle. Dans le concret, NSP c'est d'abord Smart Profile, cette solution qui unit data et marketing direct, permettant de mieux connaître ses clients grâce à une analyse fine des données et donc de cibler au plus près les actions à mener pour le satisfaire, lui apporter un service différenciant... Et c'est aussi Mailissimo, solution plus souple et simple d'usage.

Avoir un produit et des clients

"Si nous revendiquons comme une PME'Up c'est pour faire passer le message selon lequel il n'est pas obligatoire d'être une jeune entreprise pour innover et faire de la croissance. Notre entreprise est un projet de société, qui s'est développé avec un produit, des clients, des collaborateurs, avec un vrai lien dans le temps. Je crois qu'à la place de Startup Nation, la France devrait être une Entrepreneur Nation", développe Julien Musso, l'un de co-fondateur de l'entreprise.

Et l'objectif de NSP c'est bien "d'avoir un produit qui réponde au besoin du client". Ce qui signifie avoir acquis la bonne technologie, savoir associer du service utile et pertinent issu de la collecte de la data. "Nous sommes agnostiques de toutes les technologies. Nous sommes là pour aider nos clients à comprendre leurs clients".

Transfert de technologie

Pour aller plus vite en innovation, NSP s'est rapproché de l'INRIA, basé également à Sophia-Antipolis. Une façon de montrer tout le bénéfice du transfert de technologie et surtout, comme l'explique Julien Musso, de conserver une avance technologique qui a toute son importance. Où comment avoir une R&D pointue et se positionner au plus tôt dans ce qui sera l'étape d'après. Le marketing vocal est par exemple un outil qui devrait prendre toute sa place, très vite, affirme Julien Musso. "La gamification est aussi un vrai sujet de communication, c'est un vrai levier qui permet de prendre le pouls du client et d'interagir avec lui". Si NSP est attentive aux innovations qui émergent, Julien Musso le redit, "nous ne vendons pas la techno pour la techno". Avec l'INRIA, une phase 2 est en train d'être planifiée, elle devrait être lancée début 2020. "C'est une priorité de continuer le travail entamé avec l'équipe. Le sujet principal c'est d'aller le plus loin et le plus vite possible".

Outre le marketing vocal, NSP réfléchit aussi au marketing local. Soit une solution qui permet aux représentations locales, filiales de grandes enseignes ou de grands groupes de bénéficier d'un cadre, charté par la maison-mère, répondant aux codes de la marque ou de l'enseigne mais suffisamment souple pour s'adapter aux spécificités locales. Le tout RGPD compatible évidemment. Une nouvelle approche qui vient du besoin ressenti sur le terrain. A noter que Manpower, Ada, Air Corsica ou la CCI de Hauts-de-France participent au portefeuille client. NSP, qui emploie 7 personnes et génère un chiffre d'affaires de 450 000 euros, démontre ainsi que l'agilité ne fléchit pas avec le nombre des années.

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