Squad se renforce dans l'acquisition de compétences

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(Crédits : DR)
Le spécialiste du conseil en cyber-sécurité, installé à Sophia-Antipolis, revendique une stratégie d'expertise pointue qui vise à le différencier sur un marché hyperconcurrentiel, où les généralistes sont très présents. Une philosophie qui sert aussi sa démarche export et plus largement son développement.

Le recrutement est le point clé de la stratégie de Squad. C'est même son or noir, sa plus-value. Bref un élément éminemment stratégique qui est bien sûr en accord avec le positionnement de l'entreprise créée en 2010 par Eric Guillerm et Marc Brua. De fait, en 2019, Squad a effectué 270 recrutements, portant ainsi l'équipe de 380 à 550 personnes. Le tout, avoue Marc Brua, le directeur général de l'entreprise, avec un faible turn-over.

Cette forte capacité à recruter tout en conservant les talents est un élément essentiel de la stratégie de déploiement de Squad. Installée sur un marché hyperconcurrentiel, elle a choisi très vite de proposer des expertises pointues là où d'autres sont plus généralistes. En choisissant de prendre le contre pied des ESN plus généralistes, Squad attirer aussi "ces consultants cyber-sécurité qui souhaitent être dans des entreprises de niche, qui leur ressemble".

Tous les mercredis soirs, les tests de CTF (Capture the Flag), tests d'intrusion en live, constituent des challenges qui outre le fait d'animer les équipes de Squad, constituent aussi un élément de séduction pour les candidats qui y participent. De même, des challenges sont organisés par entité et les consultants les plus impliqués voient leur inscription leur être offerte pour des salons professionnels prestigieux comme le Def Con à Las Vegas. "Cela permet leur permet d'être en quelque sorte les émissaires de l'entreprise", indique Marc Brua.

Recrutement tendu

Présente à 50 % sur le segment de la cyber-sécurité, à 25 % sur celui du cloud et également à 25 % sur celui du digital, Squad dispose d'une équipe de recrutement pour chacun de ces départements, soit au total, 16 personnes dédiées.

"Le recrutement est un point de tension. Nous sommes sur un marché où il est moins compliqué de séduire les clients que de faire venir les consultants", reconnaît le directeur général. Les profils recrutés sont des profils cyber avec des spécificités intrusion et des consultants red team ou blue team.

"Nous avons beaucoup recruté au Maghreb, dont en Tunisie, en Roumanie, en Italie, en Espagne, en Grèce et au Portugal. Nous ne faisons pas d'exportation. Notre objectif est d'avoir nos équipes en France", souligne Marc Brua qui dit aussi que des cours de français intensif sont proposés aux nouveaux arrivants étrangers, même si l'anglais demeure souvent la première langue utilisée dans le secteur. "Cela participe à l'ouverture de mentalité de l'entreprise".

Présente à Aix-en-Provence (qui représente l'agence la plus importante avec 170 personnes), Sophia-Antipolis donc, Toulouse, Lyon, Paris, Rennes, Nantes, Squad confirme sa présence à l'international, puisque c'est à Adelaïde, en Australie, que l'entreprise est installée depuis 2018. Une implantation qui rassemble désormais 15 personnes et qui doit tout à Naval Group qui lui a ouvert les portes du pays du kangourou. Depuis d'autres clients sont venus grossir le portefeuille, majoritairement des entreprises françaises implantées en terre australienne, dont Safran. Au global, les clients de Squad s'appellent Amadeus, CMA CGM, Air France, Orange, Airbus Helicopters...

Changement de catégorie

En pleine phase ascendante, Squad doit préparer ses prochaines étapes de croissance. Une croissance qui devrait être de l'ordre de 30 %. Si le chiffre d'affaires 2019 devrait avoisiner 50 M€, il devrait atteindre 65 M€ en 2020. 330 recrutements supplémentaires sont prévus pour l'année prochaine. Mais c'est le projet 2024 qui est significatif des ambitions de Squad. 2024 où l'ETI espère générer un chiffre d'affaires de 200 M€, disposer d'un effectif de 1 400 personnes dont 300 à l'international. L'international qui comprend bien sûr l'Australie mais qui pourrait aussi englober l'Allemagne et/ou la Belgique. Des objectifs qui sont raccord avec le potentiel de l'entreprise, d'autant que comme le précise Marc Brua, "le fait d'avoir changé de catégorie fait que nous attirons plus facilement les talents". Ainsi l'ancien responsable cyber de SFR est-il le directeur des opérations et le directeur de l'international passé par la case ambassade autant pour le gouvernement français qu'australien. "La garde rapprochée reste fidèle, les historiques sont toujours là", indique aussi Marc Brua. Ajoutant non sans humour que c'est... sécurisant...

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