Volumic 3D, la marque qui veut devenir la référence française

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(Crédits : DR)
Constructeur français d'imprimantes de bureau, l'entreprise basée à Nice a profité des derniers mois écoulés pour se structurer plus fortement afin de répondre à l'évolution du marché, un marché par ailleurs concurrentiel. Engagée dans le Made in France et la French Fab, la pépite azuréenne affirme sa volonté de poursuivre son développement, ce qui passe par un ancrage fort sur le sol hexagonal. Et la perspective d'une seconde participation au CES Las Vegas accompagne cette stratégie.

L'impression 3D, ou fabrication additive, terme plus facilement employé désormais, est un vaste marché où se pressent nombre d'acteurs. Parmi eux, Volumic 3D, tend à se démarquer par son positionnement, voulu dès le début de l'aventure en 2013 : fabriquer les imprimantes, celles que tout un chacun peut disposer sur son bureau.

Mais tant qu'à sortir du lot, autant faire les choses bien : les machines fabriquées par l'entreprise azuréenne sont aussi les plus précises et les plus rapides du marché. De quoi forcément se créer de sacrées opportunités.

Il faut dire que les deux co-fondateurs, Stéphane Malaussena et Gérard Luppino, maîtrisent parfaitement le sujet, accumulant plus de 20 d'expérience dans la 3D. Ce qui est plutôt utile quand on veut répondre aux besoins.

Poser les bases

Présent en début d'année au CES Las Vegas, Volumic 3D prépare sa seconde participation en janvier prochain, et évidemment ce ne sera pas tout à fait pareil. Notamment parce qu'elle a déjà décroché deux awards, l'un dans la catégorie 3D Printing et le second dans la catégorie Sustainability /Eco-design /Smart energy. D'ailleurs c'est surtout ce dernier qui démontre bien la valeur du constructeur niçois.

"Le CES Las Vegas a été un événement marquant. Cela nous a accordé une crédibilité aux yeux du monde. Nous nous sommes frottés à des visiteurs qui connaissaient bien l'impression 3D. Nos machines font des choses que les autres ne font pas en terme de matériau, de vitesse et de précision" analyse Stéphane Malaussena. De plus "Les Etats-Unis sont en avance de 3, 4 ans sur le sujet. En France, en Europe, les acheteurs se posent la question de avec quelle marque s'équiper. Aux Etats-Unis, les acheteurs savent qu'il faut plusieurs machines différentes car complémentaires".

De fait, les mois suivants ont été tout aussi importants pour l'entreprise. "Nous nous sommes structurés car nous savons que nous sommes innovants. Il fallait poser les bases. Les imprimantes que nous fabriquons ne sont pas une application que l'on peut vendre en one shot. Ce sont des machines, ce qui nécessite du SAV, de l'accompagnement, de la formation", détaille Stéphane Malaussena.

Et c'est toujours pour répondre aux besoins exprimés que la gamme s'est enrichie d'une dernière-née, la Ultra Supercharged, version vitaminée de la Stream Ultra, celle-là même qui avait fait le voyage jusqu'au Nevada. En janvier prochain, c'est cette nouvelle imprimante qui traversa l'Atlantique.

Trouver des partenaires

"Le fait de retourner au CES Las Vegas nous apporte une visibilité et une reconnaissance appréciables", avoue Stéphane Malaussena, par ailleurs ravi de l'award reçu dans la catégorie Sustainability. Et cela notamment parce que "le marché est axé vers le développement durable. Nous produisons localement avec la volonté d'utiliser des matériaux recyclés. La machine est elle-même constituée de matériaux recyclés imprimés en 3D. Ce que la machine permet de faire, elle le fait déjà elle-même". D'autant que, et c'est peu connu, l'aluminium utilisé (30 % de la machine est en aluminium) est lui-même très "vert" puisque ainsi que le révèle Stéphane Malaussena, 90 % de l'aluminium utilisé aujourd'hui est le même que celui utilisé dans les années 70. Concernant la consommation d'électricité, l'alimentation est équivalente à celle d'un ordinateur.

Evidemment, le prochain rendez-vous outre-Atlantique, "ne sera pas envisagé sous le même angle", confirme le dirigeant azuréen. Des rencontres sur place sont d'ores et déjà programmées avec l'objectif d'échanger à la fois avec des partenaires industriels, des financiers et des utilisateurs finaux.

Devenir la référence française

"Aujourd'hui nous avons créé une marque", souligne Stéphane Malaussena. "Volumic 3D c'est un savoir-faire, des clients, un positionnement". 1 300 machines ont été vendues auprès d'entreprises telles que Virbac, Engie, l'Aéroport Nice Côte d'Azur, la SNCF, le Ministère des Armées ou l'INRA.

L'ambition est de "devenir la référence française de l'impression 3D. Nous savons où nous voulons aller".

De plus, le choix du Made in France est un élément important du positionnement. Tout comme la capacité à utiliser une cinquantaine de matériaux différents, recyclés ou biodégradables, certains faits de plastiques communs, d'autres à valeur ajoutée comme le caoutchouc ou semi-précieux, d'autres encore résistants tels les fibres de verre ou de carbone... R&D, commercial, marketing, communication sont les sujets qui seront adressés en 2020. "Nous sommes dans une logique de développement de marque, nous allons avoir besoin d'appui financier, industriel. Nous ne nous fermons aucune porte, nous sommes dépendants de rien", prévient Stéphane Malaussena. Volumic 3D emploie 15 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 2 M€.

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