En structurant son organisation, NGE conforte sa compétitivité

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Le chantier ferroviaire en Uruguay, d'un montant de 1,1 Md$, représente l'entrée de l'ETI dans le Mercosur
Le chantier ferroviaire en Uruguay, d'un montant de 1,1 Md$, représente l'entrée de l'ETI dans le Mercosur (Crédits : DR)
C'est pour mieux accompagner son développement que le groupe de BTP, originaire de Tarascon, revoit sa gouvernance, nommant notamment un directeur général et réorganisant sa structure interne. Une évolution présentée comme naturelle et surtout essentielle pour absorber une activité en hausse, valoriser les expertises et asseoir le modèle de croissance de l'ETI française.

Une progression du chiffre d'affaires considérée comme la plus importante du secteur du BTP - +60 % - de grands chantiers à mener à bien - dont, mais ce n'est pas le seul, celui du Grand Paris - et une volonté de conserver les fondamentaux tout en se préparant aux défis à venir, c'est l'ensemble de ces éléments qui mène NGE à faire évoluer sa gouvernance.

Adaptation à la croissance

Une évolution qui se concrétise par la nomination d'un directeur général - Jean Bernadet (jusqu'alors président de NGE Contracting NDLR) et par une structuration en interne qui voit notamment les régions être réunies sous une seule et même direction, tout comme l'international et les grands projets alors que les filiales dites spécialisées - équipement de la route, bâtiment et fondations - disposent d'un directeur général adjoint, Laurent Amar, rien que pour elles, le but étant de créer les synergies transversales entre les régions et les expertises internes. A cela s'ajoute la volonté d'accélérer le développement des financements de projets.

Jean Bernardet NGE

Jean Bernadet prend la direction générale de NGE

"Le groupe a traditionnellement l'habitude de faire évoluer sa gouvernance en douceur. C'est propre aux ETI", souligne Antoine Metzger, rappelant que tous les deux ans, NGE, qu'il préside, se plie à l'exercice. Et cela, évidemment parce que "le groupe grandit et il nous faut nous adapter". La nomination d'un directeur général doit être vue comme "une volonté d'unité. L'unité est un socle".

En créant une direction dédiée aux régions, le groupe provençal - qui réalise 2 Mds€ de chiffre d'affaires pour 12 000 salariés - entend mieux adresser ces marchés de proximité. La direction Grands Projets a été pensée dans le même esprit, les interlocuteurs étant les donneurs d'ordre. L'objectif, redit Antoine Metzger, c'est "plus d'efficacité et d'expertise".

Un peu plus d'international

En enregistrant 60 % de croissance organique en 4 ans, et cela dans tous les compartiments de l'entreprise, NGE se doit de maîtriser cette évolution forte. En France, c'est NGE qui réalisera à partir de mars prochain la salle culturelle et sportive de 6 000 places qui s'intègre au sein du Futuroscope de Poitiers. Au chapitre des grands projets figurent aussi le Grand Paris et le déploiement de la fibre, cette dernière activité n'étant pas issue du cœur de métier du groupe mais contribuant à son bon comportement. A l'international, il y a la réalisation en PPP de la ligne ferroviaire reliant Paso de los Toros à Montevideo en Uruguay, projet d'un montant de 1,1 USD et qui signe en même temps, l'entrée du groupe dans le Mercosur. Au Cameroun, il y a ce chantier de construction de la centrale hydroélectrique, sur le fleuve Sanaga, près de la capitale, Yaoundé.

L'international - qui présente un peu moins de 15 % - mais qu'Antoine Metzger aimerait bien voir grimper à 20 %.

Former, responsabilité sociétale

Evidemment qui dit croissance, dit embauches. "Nous avons besoin d'hommes et de femmes à tous les postes de l'entreprise", indique le président de NGE qui a par ailleurs annoncé un objectif de 10 000 embauches d'ici 2024. "C'est un long combat et un long chemin que d'embaucher des milliers de personnes chaque année". Dans ce contexte, la reconnaissance de l'école de formation du groupe comme centre de formation est une bonne nouvelle, pour le secteur tout entier car NGE va pouvoir former plus largement. Une école née du besoin de recruter des expertises, quand on ne parlait pas, rappelle Antoine Metzger d'entreprise sociale, sujet aujourd'hui incontournable.

C'est ce même esprit d'ouverture qui a mené NGE a prendre part au concours lancé par CMA CGM et Le Carburateur, à Marseille, auprès de startups et entreprises innovantes. Tout comme l'implication dans La Plateforme, l'école de codage créée par Cyril Zimmerman dans la Cité phocéenne. "Il est essentiel de croiser le dynamisme des startups avec nos réflexions", estime Antoine Metzger, qui dit son "envie d'explorer de nouveaux territoires". Notamment parce que, bien sûr, "nous allons développer de nouveaux métiers dans le groupe". Une vision qui n'est pas encore largement partagée dans le monde du BTP qui vient à l'innovation de façon prudente, bousculé pourtant comme tant d'autres secteurs.

Carnet de commandes fourni

NGE demain c'est quoi ? "Nous nous apprêtons à poursuivre la croissance en 2020, probablement de façon un peu plus modérée", prédit Antoine Metzger. Dans les tuyaux figurent les prochains appels d'offre du Grand Paris, le Canal Seine Nord Europe ou encore la ligne Lyon-Turin. "Une grande partie du carnet de commandes est constituée, soit près de 4 milliards d'euros. Nous avons une forte visibilité sur ce qui nous attend". A croissance organique, pourrait-il s'ajouter de la croissance externe ? "Nous n'en n'avons pas réalisé en 2019. 2020 est un autre jour. Nous demeurons toujours à l'écoute du marché et des opportunités".

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