Go Capital peut-il être le maillon manquant de l'investissement dans le Sud ?

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(Crédits : iStock)
L'arrivée de la société, originaire de Bretagne, en Provence Alpes Côte d'Azur vient compléter le panel de fonds d'investissement installés dans la région. Un panel pas suffisamment riche selon les startups qui déplorent un trou dans la raquette freinant leur développement. Et en choisissant de s'intéresser prioritairement à la santé, à l'industrie du futur et à la transition écologique et énergétique, c'est les thématiques fortes du territoire qui sont adressées.

L'écosystème du financement des entreprises innovantes compte désormais un nouvel acteur et c'est forcément une bonne nouvelle. Installée en Bretagne, Go Capital s'implante donc dans le Sud, pas seulement en Provence Alpes Côte d'Azur - même si c'est bien là qu'est son siège - mais aussi en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine. Un large territoire, inconnu pour la société bretonne, qui depuis 16 ans est très active sur sa terre natale et alentours.

Le choix d'élargir son maillage n'est évidemment pas seulement une volonté d'étendre son champ d'intervention mais correspond aussi à l'identification qui a été faite des besoins conséquents de soutien au financement des entreprises innovantes, en Provence Alpes Côte d'Azur, notamment. Une région où le manque de fonds en amorçage est problématique, poussant les startups à aller chercher ailleurs ce qu'elles aimeraient bien trouver ici. D'ailleurs Go Capital dit bien avoir menée une analyse approfondie en concertation avec les autres acteurs économiques. Bien décidé à ne pas faire de la figuration, Go Capital indique sa "capacité à devenir un acteur référent et le maillon manquant" dit Jérôme Féraud. L'amorçage étant bien la constante bête noire des startups... et des structures qui les accompagnent. La présence des 13 capitales French Tech au salon IPEM, consacré au private equity, et qui s'est tenu à Cannes fin janvier, l'a démontré une fois encore.

Associer les expertises

A la manœuvre de Go Capital version Sud, c'est donc Jérôme Féraud, ex ACG Management, qui assure le rôle de directeur d'investissement. Un profil quasi atypique d'ailleurs car avant d'intégrer l'ex-Viveris Management, cet ex-banquier a obtenu une maîtrise d'immunologie, suivie d'un DESS double-compétence et d'un Executive MBA.

Forcément, le constat du potentiel disponible en Provence Alpes Côte d'Azur, tant d'un point de vue des porteurs de projets que des pépites en plein développement, n'est pas une surprise pour celui qui va couvrir trois régions extrêmement dynamiques de ce point de vue. Et le manque en amorçage est également un constat partagé.

"L'essentiel de l'activité se passe à Paris", reconnaît Jérôme Féraud. Ce qui renforce dit-il l'envie de Go Capital de jouer un rôle dans l'écosystème du financement.

"Nous constatons le manque de fonds en early stage, notre arrivée me semble donc pertinente". Et très attendue.

Et pour être au plus près des jeunes pousses innovantes en recherche de monnaie sonnante et trébuchante, Go Capital entend s'entour de ventures partners. Une "surcouche d'expertise" qui va bien aux startups, les business angels apportant tout autant leur temps, leur connaissance du secteur concerné, leur réseau.

C'est aussi ce qui explique l'installation du siège sudiste dans les locaux de la Cité de l'Innovation et des Savoirs Aix-Marseille, dans la Cité phocéenne, qui permet à Go Capital de "baigner dans un environnement dédié à l'innovation". Des partenariats devraient d'ailleurs concrétiser la volonté de rapprochement, notamment avec la SATT Occitanie (dont ses représentants sont AxLR et Toulouse Tech Transfert NDLR) et French Tech Seed.

Combler les besoins

Le choix de privilégier les projets issus des secteurs de la santé, de l'industrie du futur et de la transition écologique et énergétique correspondent aux thématiques porteuses dans le Sud. La santé étant un sujet autant du côté de Marseille, forte en biotech que de Nice, très axée IA et silver economy, l'industrie du futur étant poussée pour sa part, outre les engagements des organisations telles les UIMM, par l'Opération d'Intérêt Régional Industrie du futur que porte la Région Sud.

Décidé à avoir un deal flow régulier, Go Capital va renforcer l'équipe installée dans le Sud, probablement avec l'arrivée prochaine d'un analyste. Depuis sa création, elle a investi dans 100 entreprises principalement des spécialistes du digital, de la santé et de la transition écologique. Reste désormais à déployer le tout dans ce vaste territoire que représentent Provence Alpes Côte d'Azur, l'Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. Un vaste territoire exigeant mais riche. Reste à espérer que les besoins seront comblés... et que l'initiative de Go Capital produise un effet boule de neige...

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