Pourquoi NGE travaille sa marque employeur

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(Crédits : DR)
Le groupe de BTP installé près de Tarascon compte réaliser 10 000 nouvelles embauches d'ici 2024. Pour y parvenir, il lui faut accroître sa notoriété auprès des futurs potentiels collaborateurs. Une mission qui passera par les témoignages des actuels employés.

Le b.a.-ba d'un exercice commercial ou de communication est de connaître son client et ses attentes. Le but étant ensuite d'adapter son discours. Pour une entreprise, il s'agit de mettre en valeur les forces et atouts de son offre pour répondre au mieux à un besoin identifié. Mais quand il s'agit de recrutement, c'est elle qui doit savoir se vendre. Un exercice qui n'est jamais simple. Encore plus quand le marché de l'emploi est tendu comme c'est le cas dans le BTP. Pour sortir son épingle du jeu, NGE s'est lancée dans... un sondage.

"Nous avions besoin de mieux nous connaître, si la culture que nous avons en interne se ressent aussi à l'extérieur. Cela doit nous permettre d'objectiver ce que nous voulons véhiculer", explique Luc Abraham, directeur de communication du groupe de BTP. Car la société provençale de 12 000 salariés et 2 milliards d'euros de chiffre d'affaire a de l'appétit. Elle compte réaliser 10 000 nouvelles embauches d'ici 2014 pour accompagner sa croissance.



Rémunération et condition de travail

L'étude a été menée par BVA auprès de 800 personnes âgées de 20 à 35 ans. Autrement dit les Millenials. "Car ils représentent 50% de la population active", répond simplement Luc Abraham. Les résultats expriment les a priori classiques que l'on trouve dans le BTP. "C'est un secteur très porteur en termes de création d'emplois, avec des projets concrets, des métiers d'avenir, très différents et avec plusieurs niveaux de qualification", note Julien Goarant, directeur d'études chez BVA.

"Mais le BTP véhicule aussi l'image d'un milieu où la rémunération est faible et les conditions de travail mauvaises", ajoute-t-il. Sur le salaire, 60% des sondés estiment que la construction offre des emplois bien rémunérés. Ils sont 72% si l'on ne prend en compte que ceux ayant déjà travaillé dans ce secteur. Preuve que le métier souffre de stéréotypes.

Un manque de notoriété

Pourtant, malgré ses maux qui touchent tous les acteurs du BTP, NGE possède une bonne image auprès des sondés ayant déjà travaillé dans la construction. Sur neuf critères, le groupe provençal devance les 10 autres leaders du BTP* sur six : taille d'entreprise préférée, sens du travail collectif, image positive donnée au secteur, qualité de vie au travail et mixité. Pour les deux autres, l'innovation et l'aide au développement des territoires, c'est Vinci qui est en tête. "C'est une belle et bonne surprise, s'enthousiasme Luc Abraham. Les gens qui nous connaissent nous apprécient".

Mais si NGE éprouve des difficultés à recruter c'est que le groupe installé à proximité de Tarascon n'est pas assez connu. "Notre notoriété spontanée et assisté (lorsque le sondeur évoque le nom de la marque NDLR) est insuffisante", reconnaît Luc Abraham estimant que cela est dû à la jeunesse du groupe, né au début des années 2000. "Nous voulons nous faire connaître à travers les témoignages des personnes qui travaillent chez nous", poursuit-il.



La cooptation pour recruter

Des messages qui seront diffusés sur les réseaux sociaux tandis que les employés seront invités à prêcher la bonne parole auprès de collaborateurs, de proches ou d'anciens collègues. "Le BTP est un monde très petit, nous comptons beaucoup sur la cooptation", avance Luc Abraham. Un travail va également être mené auprès des écoles. Sur ce point, l'école interne du groupe vient d'obtenir le titre de centre de formation pour l'apprentissage (CFA). Un bon coup de projecteur.

L'exercice du sondage semble en tout cas avoir fait son effet en interne. NGE souhaite le répéter chaque année, que les résultats soient publiés ou non. "C'est une mesure unique et un outil de travail pour nous", juge Luc Abraham. Et un moyen de savoir qui cibler et comment.

*Vinci, Eiffage, Bouygues, Colas, Eurovia, Spie Batignolles, Fayat, Razel-Bec, Leon Grosse, Demathieu Bard

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