Comment Neoditel s'occupe de la téléphonie d'entreprise

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(Crédits : Reuters)
La PME installée à Sophia-Antipolis compte profiter du déploiement des smartphones au sein des entreprises pour proposer ses services dans la gestion de flotte. Le fondateur Pascal Lenchant estime que cette activité doit se professionnaliser pour rationnaliser les coûts, comme cela a été fin avec les ordinateurs portables au début des années 2000.

Aussi facile d'utilisation que lourd à déployer, le téléphone en entreprise est un paradoxe en lui-même. Qu'il soit fixe ou portable, il reste un outil indispensable dans la vie professionnelle. Mais pour une société, équiper l'ensemble de ses salariés représente une tâche lourde... et complexe. "Quand j'ai débuté ma carrière chez Proximus (ndlr : ex-opérateur de télécoms belge), je me suis rendu compte que les entreprises ne connaissaient pas leur facture", raconte Pascal Lenchant. Ce n'est que quelques années plus tard, en 2001, qu'il fonde à Sophia Antipolis Neoditel pour gérer la flotte de mobiles et téléphones fixes des professionnels.

Diagnostic correct

Concrètement, la PME azuréenne mène les appels d'offres pour les entreprises de plus de 6 000 salariés et contrôle ensuite les factures. "Comme les tarifs sont sur-mesure, il y a souvent des erreurs", souligne Pascal Lenchant. Une campagne d'optimisation trimestrielle permet également de suivre le moindre surcoût comme par exemple en cas de l'itinérance à l'étranger. Neoditel propose également un service après-vente pour gérer le moindre problème. "Cela fait un intermédiaire de plus certes, mais cela permet de gagner du temps parce que nous sommes capables de réaliser un diagnostic correct avec toutes les informations nécessaires et surtout nous relançons régulièrement", explique le dirigeant.



De la gestion à la distribution

Pendant presque 20 ans, l'entreprise qui compte aujourd'hui 19 salariés et génère 2,7 millions d'euros de chiffre d'affaires a dû s'adapter aux évolutions d'un marché en mutation permanente. "Désormais, il y a un besoin de se connecter depuis n'importe où, n'importe quand et avec n'importe quel appareil", constate Pascal Lenchant. Ce qui se traduit par le déploiement des smartphones auprès des collaborateurs, à tous les niveaux hiérarchiques. Ce qui représente des coûts importants, des gros volumes et renforce l'exigence car le téléphone devient un élément clef qui ne peut se permettre d'être défaillant ne serait-ce qu'un court instant. "Cela nécessite de professionnaliser la gestion de la flotte comme cela a été le cas avec le parc informatique il y a 20 ans".

Pour Neoditel, qui compte près de 30 clients soit environ 15 000 lignes, l'avenir s'inscrit encore en France. "Seulement 10% du marché est occupé, que cela soit par nous ou nos concurrents. Il y a encore du potentiel", défend Pascal Lenchant. Mais le directeur général diversifie un peu sa société. Depuis 2018, elle s'occupe de la distribution des cartes SIM de l'entreprise israélienne Webbing, conçues pour limiter les coûts de l'itinérance à l'étranger. Un nouveau métier qui a donné des idées à Pascal Lenchant, puisque Neoditel propose depuis fin 2019 ses propres produits destinés aux consommateurs finaux. On trouve ainsi des clefs USB, un vidéoprojecteur portable ou encore un disque dur externe. "Je suis convaincu qu'il y a un marché, cela permet de former un tout cohérent bien que cela reste une activité complémentaire", avance le dirigeant. Mais qui accompagne de fait le développement des smartphones.

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