La marseillaise Capsum renforce ses investissements aux Etats-Unis pour servir sa stratégie durable

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(Crédits : DR)
Spécialisée dans la production de produits cosmétiques finis grâce à la microfluidique – soit ces capsules qui servent les grandes marques du secteur – la PME basée à Marseille accentue sa vision internationale en construisant une usine à Austin, au Texas. Une unité particulièrement axée développement durable, suivant la philosophie d'approche et de développement impulsée par son dirigeant Sébastien Bardon.

Son savoir-faire, c'est la microfluidique. Un nom scientifique et un procédé complexe qui consiste à manipuler eau et huile à travers de petits tuyaux de façon à créer des matériaux un à un. Dédié à la cosmétique, cela devient des perles ou des bulles, des microcapsules, que l'expertise de Capsum arrive à rendre visuellement attractives et au toucher agréable.

Une expertise qui n'a pas laissé les géants de la cosmétique indifférents, tant l'innovation, dans les formules comme dans les façons de présenter le produit, sont sources de différenciation et donc d'attractivité client.

C'est notamment ce qui permet à la PME établie à Marseille de livrer des marques reconnues, comme L'Occitane en Provence, La Prairie ou Chanel.

Cette expertise, Sébastien Bardon la chouchoute. Tout commence il y en douze ans, au cœur de la cité phocéenne, où l'entreprise utilise alors 28 m2 de bureaux, hébergée au sein de l'ESCPI Paris. Puis elle grandit, déménage, choisit de s'installer dans le quartier de Château Gombert, où aujourd'hui elle occupe 5 500 m2 en plusieurs bâtiments.

Discrète mais en croissance, Capsum récolte les fruits des graines semées au cours des dernières années, résultat de sa collaboration étroite avec les géants du secteur cosmétique. "Nous avons une offre depuis trois ans qui est très bien calée avec les marques. Et les produits lancés alors sont encore en croissance chez elles", détaille Sébastien Bardon, qui reconnaît un exercice 2019 "très bon", à 33 M€ contre 28,4 M€ pour l'exercice précédent.

Ambition texane... pour servir l'export

C'est aussi il y a trois ans que le projet de construction d'une usine de production au Texas se dessine. Une unité conséquente, par la taille, englobant 11 000 m2, soit trois fois plus importante que l'unité marseillaise. "C'est un projet qui a pris du temps", explique Sébastien Bardon, "car nous voulions lier développement durable et fabrication". En effet, l'usine américaine sera neutre en émission carbone, bardée de panneaux photovoltaïques sur le toit, et surtout, surtout, elle ira puiser ses besoins en eau dans une nappe phréatique d'eau salée. Un point important car il était essentiel aux yeux de Sébastien Bardon de ne pas avoir recours à une nappe phréatique d'eau douce, utile pour d'autres usages, ce qui aurait pu créer un stress hydrique local. Une usine exemplaire, certifiée LEED Silver, qui salue les...

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