Ivan Dumon, Dragée Rosière et le goût des vieilles choses

 |  | 1104 mots
(Crédits : DR)
Depuis deux ans, il est à la tête de cette institution de la confiserie basée à Marseille, qu’il tente de dépoussiérer pour en assurer la pérennité. Il a également fondé le réseau Repreneurs aux savoir-faire d’excellence pour promouvoir et faire vivre ces métiers qui ont traversé les siècles.

Cheveux longs plaqués en arrière, il déambule dans sa boutique à la façon d'une guide touristique, haussant la voix lorsqu'il en raconte l'histoire, dévoilant avec passion une photo d'archive par ci, et par là, une mallette de commercial de plus de cinquante ans.

"Dragée Rosière a été fondée en 1924 par un couple d'Arméniens venus d'Ankara". Ce couple, c'est Agop et Philomène Adjemian, épiciers-confiseurs reconnus en Anatolie turque pour la qualité de leurs produits parmi lesquels d'excellentes confitures de rose. En 1923, ils sont chassés de chez eux et trouvent refuge à Marseille. Là, ils tentent de se bâtir une nouvelle vie en proposant des confiseries orientales. Leurs recettes séduisent les papilles des Marseillais et l'entreprise prend de l'ampleur. Au moment de la Libération, l'enthousiasme est tel que les mariages, baptêmes et communions se multiplient et la demande de dragées explose. Pour y répondre, les deux fils Rosières, qui ont repris l'affaire en 1948, mettent au point une recette qui fera le succès de la maison : alliage d'une amande Avola Princesse de Sicile, de sucre et de vanille de Madagascar.

En 1969, après s'être brouillé avec son frère, Paul-Jean Adjemian fait construire une nouvelle fabrique là où se trouve l'actuel...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :