Pourquoi il faut écouter (vraiment) l'industrie de l'immobilier

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(Crédits : DR)
Mécontents de la façon dont l'Etat gère la crise qui touche son secteur, la Fédération des Clubs immobiliers monte au créneau et dit ce qui serait bien pour accélérer la reprise de l'activité économique.

La crise que nous traversons actuellement, dans le monde comme dans notre pays, nous frappe de plein fouet, et impose à tous autant de recul que de discernement.

Nous mesurons la chance de vivre dans un pays qui a su mettre en place un système de santé exemplaire associé, dans une telle période, à celui de l'accompagnement des salaires et du PGE.

Néanmoins, pour ce qui concerne la filière immobilière et BTP, les nouvelles sont moins réjouissantes...

Différents acteurs de l'industrie immobilière ont communiqué sur une reprise du travail et de ses conditions, mais l'activité est au point mort. Le Guide pratique mis en place par l'État (sans réelle concertation des acteurs de la Maîtrise d'Ouvrage et de la Maîtrise d'œuvre) ne permet pas un redémarrage.

Peu de dossier sont instruits depuis le 13 mars, les collectivités n'étant pas en capacité à travailler de manière dématérialisée ; de quoi paralyser la filière pour plusieurs mois et bloquer ainsi toute reprise économique à moyen terme.

L'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020, écrite probablement à la hâte, remet à plusieurs mois, probablement en 2021, la relance de notre industrie transverse, pourtant stratégique dans la reprise de l'économie française !

L'ensemble des acteurs de la chaine immobilière (entreprises BTP, architectes, juristes, ingénierie, notaires, promoteurs, bailleurs sociaux, assureurs, géomètres, investisseurs...) s'accordent, et c'est assez rare pour le souligner, sur l'impact négatif de ce texte quant aux conditions de la reprise.

Au cœur de notre industrie, la plus importante au monde, les acteurs sont interdépendants.

Il ne saurait donc y avoir de décision isolée qui ne serait partagée par tous, dans l'intérêt commun.

Face à ces situations qui risquent d'engendrer des conséquences dramatiques, sur l'emploi et la survie des entreprises, nous ne pouvons rester les bras croisés. D'autant que notre filière est capable du meilleur rebond, pour se transformer et faire face aux nouveaux enjeux.

Aussi, et en dehors de tout corporatisme, la FFCI (ADN transverse des métiers de l'industrie immobilière) propose la mise en place d'un plan Marshall pour l'industrie immobilière et le BTP.

Et osons le dire ; il s'agit d'un plan d'actions soutenu par de nouveaux engagements, modifiant règles et process !

La FFCI demande à l'État Français de revoir l'ordonnance n° 2020-306 en particulier la période de recours, de penser un plan Marshall pour le secteur, de raccourcir les process d'instruction des autorisations administratives, d'octroyer aux entreprises du BTP une compensation aux surcouts liés aux mesures d'hygiène, de garantir un délai invariable sur les recours contentieux, d'accorder des financements supports ad hoc, de permettre une dynamique d'investissement pour les bailleurs sociaux, de participer à la maitrise de la surenchère des fonciers privés, d'ouvrir aux professionnels la co-gestion de l'urbanisation...

Les Clubs Immobiliers membres de la FFCI, sont partout sur le territoire national et outre-mer, tous sauront répondre présents si l'État décide de consulter ces Experts.

Le président Macron l'a dit et répété ; nous sommes en guerre.

Il est donc de notre devoir de revisiter le passé, pour optimiser l'avenir !

*Clubs immobiliers membres FFCI : Marseille-Provence, Nantes-Atlantique, Toulon-Var, Océan indien, Lyon, Tours, Strasbourg Bas-Rhin, Toulouse, Nice Côte d'Azur, Paris

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Commentaires
a écrit le 15/04/2020 à 16:42 :
Le monsieur n a pas de honte. Le sectuer est deja largement subventionné (PTZ, APL, Pinel ) et il en veut encore plus. Les faits sont tetus et tot ou tard reviennent a la surface. le marche immobilier est surevalué, les prix sont decorrele des revenus des acheteurs. Tant mieux pour les pro qui vivent tres bien, pour les boomers qui peuvent vendre a prix d or ce qu ils ont payé bien moins cher mais le retour de la manivelle arrive. Et je vois pas pourquoi le contribuable devrait payer pour eviter l inevitable: les prix tout ou tard devront etre compatible avec les revenus des acheteurs !
a écrit le 15/04/2020 à 15:38 :
Si vous pouviez en profiter pour construire des appartements plus grands et insonorisés, à un tarif normal, cela serait un grand progrès. Cela éviterait que les habitants se marchent dessus lors de la prochaine pandémie.
Mais qu'attendre de gens cupides dont l'activité est entièrement subventionnée par nos impôts et taxes diverses. Un bon coup de balai dans cette activité ferait le plus grand bien.
a écrit le 15/04/2020 à 12:13 :
Il faut ecouter le contribuables qui payent tous les subventionnes de l'etat liees a les activites du secteur.
a écrit le 15/04/2020 à 12:03 :
Sans dégonfler la bulle spéculative immobilière gigantesque, aberrante et destructrice de pouvoir d'achat et donc de croissance dont les effets sont bien plus conséquents que la seule activité immobilière et de très loin, vous ne demandez qu'un peu plus de stéroïdes pour vous faire de beaux biceps pour le concours de monsieur univers, c'est grotesque.

En ne faisant pas dégonfler cette bulle votre crédibilité est au ras des pâquerettes comme vous nous le démontrez depuis plus de trente ans d'ailleurs hein...

600 000 euros un 36m2 à Paris, ouvrez les yeux, réveillez vous; votre torpeur menace directement l'économie réelle bande d'aveugles cupides !

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