Eurecom entre au capital de Data Moove

 |   |  519  mots
(Crédits : DR)
La start-up installée à Sophia-Antipolis s'associe plus étroitement avec le centre de recherche basé lui aussi sur la technopole, pour développer une plateforme capable de traiter tout type de big data. Ce qui se traduit par l'entrée de la seconde au capital de la première à hauteur de 10 %.

Voilà l'exemple même du rapprochement intelligent entre la recherche et le monde de l'entreprise. D'un côté, Data Moove, start-up sophipolitaine née il y a deux ans et spécialisée dans la gestion de flux touristique. De l'autre, Eurecom, l'école d'ingénieurs et centre de recherche. Le go-between, c'est l'association azuréenne REA et sa directrice générale Stéphanie Godier, qui milite justement pour que le monde de la recherche et celui de l'entreprise se connaissent vraiment afin de ne pas laisser les innovations sur une étagère ou dans un tiroir.

De l'utilisation du big data

De cette union, débutée en octobre 2015, naît le projet de développement de la plateforme 3cixty, projet validée par l'EIT Digital, l'organisme pour l'innovation et l'entreprenariat de l'Union européenne. 3cixty ne part pourtant pas de zéro puisqu'elle a été notamment expérimentée lors de l'exposition universelle de Milan qui s'est conclue fin octobre. Elle permettait alors au touriste, comme au citoyen, de se connecter, de choisir un lieu et d'avoir la possibilité à partir de ce lieu de sélectionner un hôtel ou un restaurant par exemple. Si dit comme cela, on ne voit pas vraiment où est la véritable innovation pourtant elle existe bel et bien, comme l'explique Frédéric Bossard, le dirigeant de Data Moove, qui co-dirige également l'agence de communication Wacan basée également à Sophia-Antipolis. "3cixty ne fait de la récupération de données mais de l'utilisation de données". C'est la fameuse étape suivante du big data : maintenant que l'on sait récupérer des donnés, comment les valorisent-on ?

Le tourisme, mais pas que

Ici les flux récupérés sont nettoyés, car "la problématique dans l'open data, c'est que les flux qui parviennent ne sont pas tous au même format", précise Frédéric Bossard. Cette opération effectuée, les données sont ensuite utilisées pour faire du prédictif, conseiller un parcours, des activités... Ainsi plutôt que de signaler quels hôtels sont situés autour d'un lieu choisi, "l'idée est de permettre de réserver cet hôtel" ajoute Frédéric Bossard. "Cette plateforme est aujourd'hui utilisée dans le tourisme mais pourquoi pas, demain, dans le médical par exemple". A noter que cette plateforme disponible via le web peut aussi être intégrée dans une application déjà existante.

Business modèle

La collaboration entre Data Moove et Eurecom permet de "rapprocher le business avec la R&D afin de faire un produit formaté qui repose sur un business modèle qui permette de générer du chiffre d'affaires". Lequel business modèle fonctionne sur le principe d'un abonnement annuel, donc de la location et non de la vente auprès des offices de tourisme et des collectivités. Un travail d'ergonomie et d'habillage va être engagé afin de perfectionner le tout. Et d'engager ensuite l'étape commerciale. Data Moove table sur un chiffre d'affaires de 200.000 euros pour l'exercice en cours.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :