Pourquoi Mailinblack investit New York

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L'entreprise basée à Marseille et Paris poursuit son effort à l'international.
L'entreprise basée à Marseille et Paris poursuit son effort à l'international. (Crédits : Reuters)
L’entreprise, basée à Marseille et à Paris, poursuit son développement à l’international. Après l’ouverture de sa filiale québécoise, elle porte à présent son attention sur Big Apple, où elle s’installe par paliers, en comptant bien profiter de son réseau. Notamment de l’appui du géant Microsoft.

Mailinblack s'apprête une nouvelle fois à traverser l'Atlantique. L'entreprise marseillaise entreprend depuis 2015 un déploiement à l'international, avec la ferme intention de s'imposer en Amérique du Nord. Après l'ouverture réussie d'un premier bureau à Montréal, en septembre dernier, c'est à présent à New York qu'elle va poser ses valises... Un choix d'implantation pour cette nouvelle filiale que son PDG, Damien Neyret, justifie très explicitement.

"Les Etats-Unis sont le premier pays pour ce qui est des achats de solutions logicielles. Le plus gros marché au monde. Et comme l'effort entre le déploiement dans un petit pays européen et dans un grand, plus lointain, ne varie que de 20 %, pour des bénéfices supérieurs de près de 300 %, autant viser haut. Par ailleurs, nous avons préféré New York à la Côte Ouest pour des raisons simples de gestion de l'effort, notamment en termes de décalage horaire... mais aussi parce qu'il y a déjà à Big Apple tout un écosystème français qui peut nous permettre de démarrer et de mieux comprendre le marché".

Concrètement, c'est par le biais de l'installation d'un VIE (Volontaire international en entreprise, NDLR) que cette implantation va s'opérer, dans un premier temps, afin de défricher davantage le sujet et permettre de mesurer plus précisément l'investissement  à opérer sur cette filiale. D'ici 6 à 8 mois, une équipe de 3 personnes devrait être mise en place.

Alignement des planètes ?

Les premières études ont conforté Damien Neyret sur le fait "qu'il y a une belle place à prendre". La solution Letsignit, avec laquelle il compte conquérir le marché américain, pourrait correspondre aux besoins des entreprises outre-Atlantique, "sensibles à tout ce qui est générateur et applicateur de business, opération de marketing direct"... Pour mémoire, Letsignit est une solution web mise en œuvre dans le réseau de l'entreprise ou en mode cloud et permettant de créer et gérer, de manière centralisée, les signatures mails des collaborateurs. "Nous allons toutefois être confrontés à de gros enjeux, comme ceux liés à la distribution. Mais nous sommes soutenus par Microsoft France, qui nous a mis en contact avec le dirigeant basé à New York de la multinationale. Dans 15 jours, nous allons pitcher auprès de tous les revendeurs de Big Apple et de Boston". Ces derniers pourront donc soutenir l'équipe de Mailinblack dans la commercialisation de Letsignit, et l'intégrer dans les projets de migrations de messagerie de leurs clients. L'agrément de ce club de revendeurs permettrait ainsi à la solution de Mailinblack de s'insérer dans l'environnement Microsoft.

"Et nous sommes agréablement surpris, car cela se fait plus vite que prévu : nous avions plutôt tablé sur septembre pour cette mise en contact. Mais il s'avère que le besoin est fort, la valeur ajoutée de notre solution est forte et le time to market est approprié".

Une croissance de 50 %

L'Amérique du Nord figure comme la première étape d'un développement international plus ambitieux. Il pourrait connaître un gros effet levier en juillet prochain, avec la participation de Mailinblack à la WPC (Worldwide Partner Conference, NDLR), "grand-messe de Microsoft qui se déroule cette année à Toronto. Nous y aurons notre stand... et près de 10 000 revendeurs basés dans le monde entier seront présents. L'objectif étant de recruter des leaders par pays, dans une logique d'export". Un déploiement qu'aujourd'hui Mailinblack a largement les épaules d'assumer, forte de ses 47 collaborateurs et de ses 3,1 M€ de chiffre d'affaires.

"Fin 2016, nous réaliserons entre 4,5 et 5 M€. Soit une croissance de l'ordre de 50 %, ce qui est au-dessus de nos objectifs. Elle est liée à deux facteurs. Nous nous sommes tout d'abord imposés sur la partie anti-spam comme la seule alternative, avec une hausse de plus de 400 % des demandes".

Enfin, l'équipe commence à récolter les bénéfices relatifs à la mise sur le marché de Letsignit, qui trace son sillon et draine aujourd'hui une clientèle de grands comptes, en tête desquels les groupes Pernod-Ricard et Sephora.

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