Quand Cobaturage démocratise la plaisance pour tous

 |   |  473  mots
(Crédits : Edouard Hannoteaux)
Rendre accessible à tous le plaisir de la plaisance, et permettre aux capitaines de bateaux de rentabiliser leurs sorties en mer : c’est toute l’idée de Cobaturage.com, site collaboratif de covoiturage maritime créé en 2015 à Toulon par Aurélian Petit et Guillaume Deloffre.

Comment continuer à sortir en mer lorsque les enfants grandissent et que l'on est seul à s'embarquer sur la Grande Bleue ? Ou encore, comment rentabiliser ses escapades en bateau ? Cobaturage, start-up basée à Toulon, a trouvé la solution. Comme son nom l'indique, il s'agit de covoiturage transposé au domaine la plaisance. Une idée qu'Aurélian Petit et Guillaume Deloffre, les fondateurs, ont eu en se basant sur leur vécu.

"Mon père partait à la retraite, il a dû vendre son bateau. Nous nous sommes rendus compte que les plaisanciers dans ce même cas de figure étaient nombreux", raconte Aurélian Petit.

Le site voit le jour en 2015... Et un an plus tard, cobaturage.com compte plus de 100 000 utilisateurs inscrits à l'échelle de l'Europe, ainsi que près de 2 600 capitaines, avec 70 % de voiliers et 30 % de bateaux à moteur. Un résultat qui tient non seulement à la convivialité de la formule, mais aussi à la politique de prix insufflée par les deux fondateurs. "L'inscription est gratuite, le coût de la prestation ne doit pas excéder 60 € par jour et par personne. Mais nous nous rendons compte que dans la pratique, les tarifs tournent plutôt autour des 30 € en moyenne, par jour et par personne, ce qui est très abordable". Un prix auquel l'entreprise ajoute 13 % de commission "qui sont en fait des frais de services, imputables à l'utilisateur". Autre initiative, les fondateurs ont également orienté leur offre, depuis avril, vers la plaisance adaptée aux personnes à mobilité réduite.

Ouverture de capital

Enfin, dernière raison de ce succès et non le moindre, le caractère inédit du service, qui vient se poser en sérieux concurrent vis-à-vis des loueurs de bateaux classiques. "En un an, nous arrivons à produire autant de volume", avance Aurélian Petit, précisant que leur système n'existe pas ailleurs, même à l'étranger. En dehors des frontières, les amateurs de plaisance ont recours à d'autres systèmes. "Au Canada par exemple, il s'organise des cagnottes pour partir en mer".

Du reste, le chiffre d'affaires de la structure devrait atteindre les 400 K€ sur le périmètre hexagonal. Pour poursuivre dans la voie de la croissance, les fondateurs réalisent en ce moment une ouverture de capital, de l'ordre de 200 K€. "Essentiellement du love money", détaille Aurélian Petit. Des fonds donc destinés au développement du service hors des frontières. Pays visés : l'Australie et le Canada.

"Les sites sont déjà créés et la marque a été déposée à l'international. Nous allons passer dans chaque pays par un ambassadeur, qui aura l'exclusivité du concept, le gèrera  sur place et sera rémunéré via pourcentage d'affaires".

Puis viendra le tour de l'Indonésie et de l'Amérique du Sud. Le but ultime : s'imposer sur toutes les mers du globe.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :