Comment XT Vision conjugue high-tech et contrôle qualité

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(Crédits : reuters.com)
Avec son équipe de 7 salariés, dont 4 ingénieurs, la start-up installée à Marseille s’impose avec une clientèle constituée notamment de grands comptes dans un secteur prometteur : le contrôle qualité par caméra.

XT Vision a trouvé son filon : la start-up s'impose en effet dans l'Hexagone dans le contrôle qualité opéré par caméra. Le principe ? "Les objets sont photographiés, puis les prises de vue sont transférées à un ordinateur qui réalise le traitement d'images. Nous développons des algorithmes visant à analyser si ledit objet est conforme ou non. Outre ces algorithmes, nous concevons et fabriquons également nos machines dans notre atelier, en faisant travailler au maximum les entreprises du territoire", explique Julien Dujin, le fondateur. Atelier, bureau, partie ingénierie permettent ainsi à l'entreprise de tout prendre en charge, "de A à Z : conception, montage, installation des machines, maintenance"...  celles-ci étant "adaptées au besoin du client, de manière à ce qu'elles soient utilisées de façon la plus fluide possible dans la chaîne de production de ce dernier".

Une clientèle de grands comptes

Une technologie qui trouve ses principales applications dans le domaine de l'industrie.

"Nous avons de premiers débouchés dans le domaine de l'emballage et de l'embouteillage, pour lequel nous concevons des machines standardisées. Nous comptons notamment parmi nos clients de grosses références en verrerie, à l'instar du groupe coopératif audois Vinadeis. Nous sommes également présents dans l'univers des cosmétiques, avec Yves Rocher".

Mais XT Vision s'incarne également dans le contrôle pour l'ingénierie, en mettant au point des machines ici sur mesure, et réservées à des secteurs tels que l'aéronautique. "Enfin, nous sommes également présent dans l'agroalimentaire, avec Ducros, un client historique. Ce que nous réalisons pour lui se situe à mi-chemin entre nos deux spécialités, le standardisé et le sur-mesure. Nous sommes en cours de livraison de machines pour ce groupe, depuis 2013 et jusqu'en 2017".

Visées sur l'Amérique latine

Le chiffre d'affaires - de l'ordre de 500 000 € prévu pour 2016 - est réalisé pour l'heure à 100% en France.

"Nous ambitionnons de nous internationaliser sur la partie machines standardisées. Nous avons déjà ciblé des marchés de développement potentiel, en Europe et sur d'autres continents. Plus concrètement, nous visons un peu l'Asie, et beaucoup l'Amérique latine. Mais nous avons tendance à décaler l'échéance, car nous avons encore beaucoup à faire sur l'Hexagone..."

Julien Dujin et son équipe termine notamment pour 2017 un gros projet de R&D sur la partie emballages. Il lui permettrait de s'ouvrir de nouvelles perspectives et de poursuivre sur la route de la diversification. "Enfin, tout en continuant dans la croissance, nous voulons œuvrer à augmenter notre visibilité, et à bien lisser l'activité. Car celle-ci, par essence, se réalise par pics, en fonction des budgets débloqués par les clients. Nous y parviendrons essentiellement au prix d'un gros travail commercial".

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