1001 Taxis veut se mesurer à Uber

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(Crédits : DR)
L'entreprise Ata Electronics, basée à Aix-en-Provence, connaît bien le monde des taxis pour l’équiper depuis près de 40 ans. C’est donc pour l’aider à contrer le géant Uber qu’elle a conçu sa propre application.

Elle permet en un clic de géolocaliser partout dans le monde le taxi le plus proche et de le réserver. Mieux, elle estime le temps d'attente, le temps de course ou évite encore les problèmes de cash, puisqu'il est possible de payer directement via cette dernière. Son nom : 1001 Taxis. Mise au point par Ata Electronics, spécialiste depuis 1977 du taximètre lumineux et des équipements dédiés à ce secteur, elle a été lancée officiellement les 28 et 29 janvier dernier à Paris à l'occasion du salon des taxis. Et son ambition est claire : concurrencer Uber. Rien de moins.

S'adapter

C'est déjà le cas par essence, puisqu'il s'agit d'une solution numérique répondant à une autre solution numérique. Mais l'offensive ne s'arrête pas là, explique Sébastien Andrieu, le PDG d'Ata Electronics.

"Le point faible des taxis, par rapport à Uber, était l'organisation. Or, avec 1001 Taxis, les véhicules sont connectés via un appareil embarqué et ils forment ainsi un réseau. Par ailleurs, chaque compagnie peut délivrer au client les services premium de son choix : parler des langues étrangères ou encore proposer la présence à bord d'écran passager, de wifi ou de chargeur... Le tout se sélectionne via filtres sur l'application. Les taxis ont bien compris que leur métier était en train de changer, qu'il fallait maintenant proposer du service haut de gamme".

Dernier atout : la transparence découlant par essence de la solution numérique, puisque parfois, on hésite à prendre un taxi traditionnel de peur d'une facture élevée... que l'on découvre en bout de trajet ! "L'idée est donc de faire gagner des courses à nos inscrits et de changer les réflexes de l'utilisateur afin qu'il utilise notre application".

Quel retour sur investissement ?

La formule semble déjà convaincre : en un peu plus d'une semaine, depuis le lancement fin janvier, "nous avons déjà délivré une centaine de courses. 300 à 400 chauffeurs sont déjà connectés, 3 000 autres à travers le monde sont en cours d'équipement". 1001 Taxis est en effet déjà présente, outre la France, dans 5 autres pays : le Maroc, le Bénin, la Suisse, le Canada et l'Espagne. L'idée étant de s'implanter partout en France ainsi que dans les principales villes d'Europe et de l'Amérique du Nord d'ici fin 2017. Avec un objectif de 10 000 taxis inscrits sur l'application pour le seul Hexagone. Le profil de ceux qui ont rejoint le réseau s'avère très varié, du reste. "Il s'agit autant de grandes et de petites compagnies de taxis que d'indépendants". Si le PDG d'Ata Electronics confie ne pas se fixer pour l'heure d'objectif en termes de nombre d'utilisateurs ou de chiffre d'affaires, déclarant simplement que "la masse fera le succès", il avance quand même une priorité : valider le business model. D'autant que l'entreprise aixoise a entièrement investi sur ses fonds propres pour donner le jour à la solution 1001 Taxis. Soit 500 000€ pour l'application proprement dite et 3 M€ pour le taximètre connecté. Le modèle économique, quant à lui, peut prendre deux formes : "les professionnels peuvent adopter la solution en marque blanche et l'appliquer à leurs couleurs pour un abonnement mensuel. Ou alors ils se connectent au système 1001 Taxis gratuitement et nous nous rémunérons 1 euro la course. Le taximètre connecté, quant à lui, coûte 179€ à l'installation et se loue 4€ par mois. Mais si le véhicule est déjà équipé d'un taximètre dernière génération, ces aménagements ne sont pas nécessaires". Tout cela concourt donc à un objectif. "Oeuvrer pour moderniser la profession, dont on connaît les problématiques, puisqu'on l'équipe depuis maintenant 40 ans".

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