Eeworx rend les applications "eezy"

 |   |  579  mots
(Crédits : DR)
Spécialisée dans le développement d'applications essentiellement pour les professionnels du secteur de la food, la startup installée à Marseille a développé un moteur qui permet de les personnaliser. Une plus-value qui lui ouvre les portes de l'international.

Son métier c'est introduire le numérique dans le secteur professionnel, via des applications. Dit comme ça, rien de différenciant. Sauf qu'Eeworx a développé un moteur qui permet de personnaliser les applications qu'il conçoit, sur-mesure et automatiquement. Une vraie plus-value qui est née de l'idée qu'il n'était pas impossible de créer des applications aussi agréables visuellement et pratiquement que celles utilisées dans la vie personnelle.

Facteur de facilitation

Tout commence avec Eezytrace, en 2014, après deux ans de R&D. Une application destinée à la sécurité alimentaire, à la traçabilité des aliments et à la gestion sur site. Un outil qui intègre par ailleurs les infos réglementaires et qui vise les grands distributeurs, les chaînes de restauration commerciale et celles de restauration collective.

En 2016, deux autres applications voient le jour. EezyAudit, qui permet de réaliser directement les audits sur tablettes et adresse les restaurants ou grandes marques quand Eezyclean, dédiée aux professionnels de la propreté pour gérer les contrôles de nettoyage sur site intéresse les milieux hospitaliers, hôteliers et les bateaux de croisières.

Ajout d'IA

"Les applications séduisent grâce au moteur que nous avons développé et qui permet de personnaliser chacune d'entre elles en fonction de l'utilisateur. Lequel n'est ainsi pas obligé de s'adapter à une nouvelle façon de travailler, les applications collant aux pratiques de l'utilisateur", expliquent Julien Deleau et Julien Gomez, les deux des trois co-fondateurs avec Laurent Fleuriot.

"Nous avons compris assez tôt que les informations recueillies par les utilisateurs sur le terrain sont importantes en ce qu'elles sont des leviers de pilotage en temps réel".

Des applications enrichies dernièrement d'intelligence artificielle, l'algorithme déployé étant actuellement en test.

Couverture mondiale

En décembre 2016, c'est un partenariat signé avec Bureau Veritas qui va vraiment booster la croissance de la jeune entreprise et lui ouvre en grand la porte de l'international. La société de services commercialise en effet les applications d'Eeworx dans 35 pays dont les Etats-Unis, le Chili, le Paraguay, le Brésil, l'Autriche, la Chine, la Mauritanie, la République du Congo et bien sûr l'Europe.

C'est depuis Marseille que l'entreprise opère ses clients européens et africains. Mais c'est depuis Miami qu'elle gère les Amériques, du Nord et du Sud. La Floride où Julien Deleau et Julien Gomez ont posé définitivement leurs valises en mars dernier, Laurent Fleuriot demeurant dans la cité phocéenne. Eeworx Miami emploie pour l'heure 4 personnes.

Marchés en plus

Si le food est le marché principal, la startup marseillaise ne s'interdit rien et s'intéresse tout autant au secteur de la santé, du pétrolier, du naval, de l'automobile et plus généralement, "de tout domaine qui veut limiter les risques".

Eeworx dispose d'un portefeuille de 600 clients, plutôt moyens et grands comptes. 5 millions de contrôles ont été déclarés en 2017. Si l'Europe représente pour l'heure 80 % du chiffre d'affaires, l'objectif à fin 2018 est de doubler la part réalisée aux Etats-Unis. Le chiffre d'affaires 2018 vise 8 M€.

Afin de se structurer et supporter la croissance, un tour de table est programmé pour 2018, après une première levée de fonds réalisée en 2017 auprès du fonds d'investissement régional Tertium pour 1,5 M€. Dans le viseur se trouve l'Asie, où l'ouverture d'une filiale est envisagée "afin d'adresser directement le marché".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :