Pro Hacktive, de Station F à Slush

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(Crédits : DR)
Créée depuis un mois, la startup basée à Gap et spécialisée dans le contrôle cybersécurité a séduit Pwc, le cabinet d'audit, qui lui ouvre les portes du rendez-vous finlandais consacré à la tech et aux investisseurs. Un goût d'accélération ?

Le duo se dit "senior". Comprendre, que Benoît Malchrowicz et Pierre-Luc Lévy, respectivement directeur technique et PDG, ont déjà eu une, voire deux vies, entreprenariales avant. Avant Pro Hacktive, un mois d'existence et un parcours qui semble jouer en accéléré.

Intégrée dans le programme Fellowship de Station F, c'est justement au sein de l'accélérateur de Xavier Niel que la startup est repérée parmi 130 participants au cours d'un concours lancé par PriceWaterhouseCoopers venu sélectionner les startups que le spécialiste de l'audit va accompagner à Slush. Devenu un rendez-vous incontournable de la tech, l'événement qui se tient en Finalnde est une opportunité pour Benoît Malchrowicz et Pierre-Luc Lévy de rencontrer des investisseurs internationaux. Une opportunité d'envisager un développement sans doute plus rapide qu'initialement prévu.

Adresser les PME PMI

Pro Hacktive adresse un marché où les besoins sont réels. Sujet prégnant, la cybersécurité est une problématique qui touche toute typologie d'entreprise. En étant capable d'apporter un audit de sécurité pour les PME/PMI la startup adresse un segment où les acteurs sont souvent démunis de compétences en interne. "La surface d'attaque augmente car les objets connectés se multiplient et les outils pour attaquer sont de plus en plus accessibles. Aujourd'hui les petites et moyennes entreprises sont faciles à rançonner", explique Benoît Malchrowicz.

S'appuyant sur ses 15 ans d'expertises en informatique, le duo fondateur a créé une brique logicielle qui permet en premier étape d'identifier les points sensibles sur le réseau et quel est système d'exploitation utilisé. Cela via un boîtier plug&play capable de lancer automatiquement les tests. Un boîtier qui "lorsqu'il identifie un problème dit quoi et pourquoi", poursuit Benoît Malchrowicz.

La résolution technique est ensuite orientée vers des professionnels en proximité qui interviennent directement dans les entreprises. L'idée est de pouvoir bénéficier ainsi d'un maillage territorial sans obliger Pro Hacktive à disposer elle-même d'une équipe d'intervention.

Pratiquer le sur-mesure

Mais la startup haut-alpine prépare déjà la deuxième phase, celle qui sera activée d'ici les 6 prochains mois et qui verra la mise en place d'une assurance cyber-risque. Une façon de venir combler le trou dans la raquette, car comme l'explique Benoît Malchrowicz, les polices en cyber-sécurité ont du mal à prendre. "Notre boîtier surveille en permanence et peut décrire le degré de cyber-risque aux assureurs qui pourront ainsi créer une police sur mesure".

Pour accompagner ce développement tout tracé et recruter les compétences nécessaires, Pro Hacktive passe par une phase levée de fonds qui devrait voir un tour de table être finalisé auprès de plusieurs investisseurs pour un montant total de 1 M€.

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