Pourquoi iProtego va conquérir le marché américain

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(Crédits : DR)
Avec sa solution de protection de l'identité numérique, la jeune pousse originaire de Marseille adresse un besoin habituellement réservé aux personnalités mais ici dédié au grand public. Une différenciation qui pousse sa croissance et pour laquelle les Etats-Unis sont une étape majeure.

Savoir mais aussi pouvoir supprimer ce qui est numériquement dit de soi, à l'heure de la multiplication des réseaux sociaux et de leur omniprésence dans la vie quotidienne, c'est possible. Même pour le particulier lamba. Ça c'est précisément la particularité d'iProtego. Qui comme son nom l'indique, protège l'identité numérique. Car "l'e-réputation est un peu l'arbre qui cache la forêt. Nous avons un moi numérique qui devient de plus en plus fort".

Fouille numérique

Créée en 2009, cette agence a mis au point Osculteo, un outil qui "trouve les informations, les organise et les supprime", explique son fondateur. Un outil "magique" dédié spécifiquement aux entreprises et aux particuliers, qui se revendique comme la première plateforme "capable de vérifier ce que l'on dit de soi et si les données du foyer sont bien protégées. Le numéro de téléphone est vraiment l'enjeu de ces données. Il y a aussi la question de l'image. Notre solution trouve ainsi les photos associées aux personnes", détaille Ludovic Broyer.

Solution de solutions

Le positionnement d'iProtego lui a permis de se faire remarquer par des acteurs tels que les assurances, les banques ou les opérateurs télécoms "qui ont compris la plus-value que cela apporte à leurs adhérents et qui industrialisent notre solution dans leur propre solution", raconte le PDG de l'entreprise. "Nous protégeons ainsi 4 millions d'internautes". Ses clients sont Orange Bank, Boursorama, +Simple, Sofinco... "C'était bien notre objectif de toucher le grand public via les grands comptes".

Les plus timides pour le moment sur le sujet sont les opérateurs télécoms, "un sujet à l'étude", indique Ludovic Broyer. Des opérateurs pour l'heure davantage focalisés question protection des données sur le hardware plutôt que le software.

C'est l'Amérique !

Sélectionné pour la seconde année pour le CES Las Vegas, iProtego n'y va pas les mains vides ni même qu'avec Osculteo. C'est lors de la grand-messe dédiée au numérique qu'elle présentera officiellement son second produit, plus spécifiquement dédié aux familles, appelé FamilyWebCare, dont l'idée a justement émergé lors du précédent Consumer Electronic Show. "Il nous est apparu en effet urgent de proposer une solution qui vise la famille" dit Ludovic Broyer. Développée tout au long de l'année 2017, elle "répond à des attentes réelles" promet l'entrepreneur. Surtout elle devrait particulièrement intéresser le marché américain où le respect du 1er amendement est très fort et où le nettoyage numérique pour le grand public est moins facile qu'en France. C'est notamment ce qui a encouragé la startup à s'installer aux Etats-Unis, s'installant en soft landing à New-York. La Grosse Pomme étant selon Ludovic Broyer plus stratégique pour le développement que San Francisco par exemple, les "sièges sociaux des assureurs et des banques y étant notamment implantés. Notre première étude nous confirme que c'est la bonne place".

Auto-financement

Autre particularité d'iProtego - pas si courante quand on est une startup - le développement des solutions comme le passage à l'internationalisation sont entièrement financées sur fonds propres. Et "nous sommes rentables", souligne Ludovic Broyer. Pas de levées de fonds donc tout au moins pas avant la prochaine étape, "partir à la conquête du monde", ce qui nécessitera peut-être un coup de pouce financier. En ce qui concerne la concurrence, elle est majoritairement américaine justement et trustée par deux acteurs mais qui adressent davantage les personnalités. "Notre solution BtoB tient largement la concurrence américaine", affirme la patron marseillais. Evidemment, la croissance passe aussi par l'évolution technologique. C'est-à-dire considérer aussi les données numériques qui se trouvent off line. Des données qui continuent d'être utilisées alors qu'elles n'ont aucune raison d'être conservées. La réglementation et notamment le RGDP "obligent les entreprises à être plus en adéquation". Mais la peur n'évitant pas le danger...

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