Ce que l'IRT Saint-Exupéry va apporter à Sophia-Antipolis

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(Crédits : Thales Alenia Space)
Installé officiellement depuis mi-décembre sur la technopôle, l'Institut de recherche technologique va développer des projets de R&D certes avec des industriels tels Thales Alenia Space mais l'ensemble de l'écosystème devrait en bénéficier.

Il arrive au sein du parc technologique à un moment où le regard de Sophia-Antipolis est intensément tourné vers ce qui se passe autour du véhicule du futur en général et des systèmes embarqués en particulier. La mobilité du futur dans l'avionique, c'est précisément la raison qui amène l'IRT Saint-Exupéry dans le "Sud". Déjà présent à Bordeaux et Toulouse, c'est à la demande de Thales Alenia Space - dont le siège est à Cannes - que l'Institut s'octroie une nouvelle adresse. Hébergé au sein de l'INRIA, sa venue vise à développer les systèmes embarqués et systèmes électriques. Avec TAS, c'est précisément autour d'un projet, baptisé Atippic que l'IRT va chercher à développer une avionique intégrée et à bas coût, orientée dirigeables. Ce qui correspond notamment au projet porté par la co-entreprise franco-italienne avec Stratobus. Le budget alloué à Atippic s'élève à 4,4 M€.

Maturité technologique

Mais Thales Alenia Space n'est pas l'unique partenaire dans l'aventure qui inclut également trois autres industriels que sont SII, Steel et Syrlink (entreprise bretonne spécialisée dans les communications sans fil pour le spatial NDLR) ainsi que l'INRIA et le CNES.

Car la recherche multipartenariale c'est exactement la philosophie de l'IRT Saint-Exupéry dit son président, Gilbert Casamatta. Un groupe de travail incluant l'Institut, Thales Alenia Space, Airbus Defense & Space et le CNES a été mis en place. "Toute la finesse est de se trouver sur une phase amont" et de servir dans la compétition mondiale. En gros, il s'agit de permettre "une montée en maturité plus rapide dans les technologies", explique Gilbert Casamatta. Même les "gros" industriels ont besoin d'aller vite dans la compétition internationale. Et puis ce qui sert pour une filière peut/ doit aussi servir pour d'autres. "Nous sommes intéressés par les convergences  industrielles" ce qui signifie que ce qui sert pour le spatial peut l'être pour le ferroviaire ou le naval. Et là où il n'y a pas de concurrence, "on peut être davantage ambitieux", poursuit Gilbert Casamatta.

Avec Renault qui a installé son Software Labs en septembre dernier à Sophia-Antipolis ou avec les autres acteurs qui touchent le secteur de l'automobile, évidemment que des rapprochements stratégiques pourraient avoir lieu.

"Certaines filières ont intérêt à développer des briques technologiques en commun. Lorsque l'on parle d'avion hybride ou électrique, nous travaillons sur le même domaine". D'ailleurs dès 2018, un nouveau projet commun concernera le traitement de l'image embarquée, incluant des acteurs issus de l'automobile et du spatial.

La R&D dure 3 ans

"A l'IRT, un projet de R&D dure trois ans", précise Gilbert Casamatta. Mais il n'est pas rare que celui-ci se poursuive, intégrant souvent des partenariats plus larges. "Trois ans, c'est la bonne durée pour poser des jalons sur les livrables à tenir". Mais surtout, la présence sur un territoire est indispensable pour jouer un effet d'entraînement. Surtout qu'aux partenaires académiques et industriels s'ajoute les pôles de compétitivité. Ici c'est Safe, SCS, AquaValley, Optitec ou Mer Méditerranée qui sont concernés. Et leur mission c'est bien de pousser le développement des startups et PME concernées. Avec l'IRT, le rapprochement a déjà été effectué. Reste à savoir comment il se concrétisera.

Autre bénéficiaire potentiel identifié, Booster Space4Earth, qui réunit douze acteurs privés, des incubateurs et des acteurs de l'innovation.

En résumé, pour faire de la R&D efficace, mieux vaut éviter le chacun chez soi. "L'intimité sert beaucoup les projets partenariaux" indique Gilbert Casamatta.

Deux autres projets, axés gestion de l'énergie et traitement de l'image embarqué, devraient être engagés en 2018 et 2019.

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