Comment MyDreamMatch personnalise l'achat e-commerce

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(Crédits : DR)
La startup basée à Sophia-Antipolis a mis au point un moteur capable de proposer des articles "personnalisés", choisis selon le comportement inconscient du consommateur au cours de sa navigation. Un tour de magie qui doit tout à l'intelligence artificielle.

Il s'appelle Dreammatcher, c'est un moteur intelligent et grâce à lui, le taux de transformation de la navigation en ligne en achat réel s'en trouve augmenté. C'est un tout cas la promesse que fait son créateur, Maurice Duault.

L'idée est née du besoin de comprendre finement le besoin de l'utilisateur et de lui présenter en conséquence, les produits qui lui correspondent le mieux.

Un besoin identifié par cet ingénieur en informatique qui donne naissance à MyDeamMatch en avril 2015, incubé par Telecom Paris Tech. "Notre objectif était de créer un moteur de personnalisation. Généralement le choix d'un produit se fait souvent selon des critères subjectifs, c'est ce qui nous a servi de base initiale", explique le PDG de la jeune entreprise installée au sein du Business Pôle à Sophia-Antipolis.

L'IA pour l'effet magique

Dreammatcher fonctionne en mode SaaS, hébergé dans les propres datacenter de la startup. "Le module est intégré dans le site du e-commerçant et communique avec notre moteur. Nous recevons l'ensemble du catalogue du site que nous analysons. Nous allons en extraire des informations et bâtir une base de données. En analysant le niveau d'interaction de l'utilisateur avec les produits nous bâtissons un profil de celui-ci" explique Maurice Duault.

Concrètement, l'icône Dreammatcher se situe en bas de chacune des pages du site, l'utilisateur n'ayant qu'à cliquer dessus pour qu'une fenêtre s'ouvre et présente les produits les plus pertinents, selon la même ergonomie que le site consulté.

Le tout s'appuie évidemment sur l'intelligence artificielle et a nécessité des années de R&D. "Nous sommes un peu dans la magie, en nous connectant à l'inconscient de l'utilisateur", commente Maurice Duault.

Pivot

Les clients de MyDreamMatch sont les sites d'e-commerce. Pourtant ce n'était pas la cible première de la startup qui visait préalablement le monde de l'immobilier. Un monde peu habitué à accepter les modules externes sur leurs sites. D'où le pivot opéré vers l'e-commerce, ce qui représente 200 000 acteurs en France. La startup compte en adresser 40 000.

"Nous avons un certain nombre de prospects en cours. Nous avons signé un accord avec une société pour un POC. Et une autre société, une marque de vêtements reconnue, est prête à installer Dreammatcher".

Tour de table en finalisation

Pour renforcer la commercialisation et le marketing, une levée de fonds est en cours, pour un montant de 500 000 euros. Elle devrait être finalisée d'ici le printemps. "Nous avons encore beaucoup d'efforts à faire. Il existe beaucoup d'acteurs proposant des modules pour augmenter le taux de conversion. Mais ce sont essentiellement des recommandations cross-sell/up-sell, soit en fin de parcours. Notre proposition est différente, nous cherchons d'abord à comprendre les goûts et accompagnons l'utilisateur dans son parcours d'achat".

Côté business modèle, MyDreamMatch fonctionne sur un revenu à la performance. La commission demandée par la startup concerne uniquement les produits transformés. Le pourcentage exigé varie de 1 à 5 % des revenus supplémentaires générés, pourcentage dégressif en fonction du volume.

La jeune entreprise table un chiffre d'affaires de 100 000 euros et compte servir 50 clients pour cet exercice. Elle envisage un chiffre d'affaires de 600 000 euros en 2019 et une centaine de clients acquis. La levée de fonds va également permettre de renforcer l'équipe, pour l'heure de 3 salariés, et l'effectif devrait comprendre 8 personnes d'ici la fin de l'année.

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