Comment Monuma utilise la blockchain pour devenir un super expert

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(Crédits : DR)
La startup, intégrée au sein d'Allianz Accélérateur à Nice, développe une solution qui dématérialise l'expertise d'objets de luxe, tout en certifiant les transactions. Son marché est vaste, sa stratégie multiple.

C'est un peu le deux en un. D'un côté les compétences en expertise d'objets de luxe - ce qui va de l'œuvre d'art aux bijoux en passant par l'immobilier ou les collections diverses et variées - de l'autre, les avantages de la numérisation qui permet une dématérialisation facilitatrice de business. Rien que cela déjà serait une petite révolution. Mais à tout cela, Monuma y ajoute la capacité certificatrice de la blockchain. Et c'est là que tient sa véritable différenciation.

Dématérialiser

Créée par Emmanuel Moyrand et Gilles Vivier en février 2017, la jeune entreprise se présente comme "l'expert dans votre poche 24h/24" grâce à son application disponible depuis octobre dernier sur IoS et Android, baptisé Patrimonia. Plus concrètement, elle permet de prendre des photos des objets luxueux afin d'en prouver la propriété, l'existence et la valeur. Mais "pour ce que tout cela soit sécure, nous utilisons la technologie blockchain", explique Emmanuel Moyrand afin notamment de géolocaliser les objets et sécuriser la data. "Jusqu'à présent, l'expert se déplaçait. Désormais tous les biens sont tracés. Pour ce qui est du marché de l'art, nous réglons la question de l'opacité", souligne le dirigeant.

Pousser plus loin

Choisie pour intégrer Allianz Accélérateur en décembre dernier, Monuma travaille déjà à une solution en commun avec l'assureur. "Nous venons du métier de l'assurance", ajoute Emmanuel Moyrand. "Notre métier se situe entre l'insurtech et la fintech". Monuma travaille aussi avec d'autres compagnies. L'évolution prévoit déjà d'assurer dès le mois d'avril le même service certifié lorsque le bien de luxe se déplace, l'idée étant de couvrir tous les moments du transport pour certifier l'état du bien.

"Nous voulons également être un outil patrimonial pour les banques, les grands groupes, les musées". Mais Emmanuel Moyrand insiste pour dire que bien que numérique, la solution s'appuie sur des compétences humaines. "Nous voulions réconcilier le monde du patrimoine avec la technologie. Nous sommes entre l'humain et le digital".

Au CES Las Vegas, Monuma avoue avoir suscité l'intérêt de 250 visiteurs en 4 jours. "Nous sommes les seuls sur le scope patrimonial. C'est ce qui intéresse les investisseurs", fait remarquer Emmanuel Moyrand. La prochaine étape est de prendre du poids. C'est le sens de la levée de fonds finalisée en juin avec le groupe Saretec qui permet le recrutement de spécialistes d'objets d'art en fonction des besoins.

Et déjà dans les tuyaux de la réflexion, la capacité demain à expertiser un objet en 3D. "La qualité de service sera la même que si l'expert se déplaçait. C'est une révolution de mentalité", assure Emmanuel Moyrand. D'ici 5 ans, le marché devrait représenter 10 M€ de chiffre d'affaires. Monuma ne communique pas sur son chiffre d'affaires.

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