Quelle nouvelle feuille de route pour French Tech Côte d'Azur ?

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(Crédits : DR)
L'association azuréenne qui regroupe les entreprises innovantes met en place une nouvelle roadmap. Parce que faire c'est bien mais faire savoir c'est mieux. L'objectif étant d'attirer les investisseurs.

C'est une nouvelle étape qu'aborde French Tech Côte d'Azur. Dans les faits, pas très surprenante puisqu'elle avait été annoncée plus ou moins durant l'été par Eric Léandri, le co-président étant devenu orphelin de son autre moitié présidentielle il avait été décidé de refondre les bases et de repartir sur de nouvelles, solidifiées.

Aussi peu langue de bois qu'a l'accoutumée, Eric Léandri, le PDG de Qwant disait aussi qu'il fallait privilégier l'esprit d'équipe, avait insisté sur la nécessité de s'appuyer sur les associations fortes et rassembleuses du territoire - Nice Start(s) Up d'un côté et Telecom Valley, le cluster du numérique, basé à Sophia-Antipolis de l'autre. Au-delà de l'idée de l'esprit d'équipe pointait surtout celle du rassemblement. Et pas uniquement sur deux parties du territoire - Nice et Cannes - mais plus largement sur les autres bassins.

Effet domino

Tel était le vrai enjeu : avoir un effet de jeu collectif. Depuis les prémices du mouvement French Tech, celui-ci n'avait pas franchement réussi à émerger.

L'objectif d'Eric Léandri était d'essayer de l'impulser. De trois mois, la fabrication de la nouvelle mouture à en pris le double. Mais le temps a semble-t-il été nécessaire au rassemblement des bonnes énergies, en tout cas de celles qui regardent dans le même sens puisque l'association aura désormais 4 vice-présidents, un par bassin. Frédéric Bossard, le dirigeant de Data Moove, avec sa casquette Telecom Valley dont il est secrétaire général, pour Sophia-Antipolis, Frederick Besson, le fondateur de Perfumist pour Grasse, Sébastien Aubert, le PDG d'Adastra Films pour Cannes et Olivier Ricard, celui de 360&1 pour Nice. Le fauteuil présidentiel est à nouveau doublement occupé, par Eric Léandri d'une part et par Cédric Messina, le dirigeant de MyCoach d'autre part.

Une équipe désormais unie pour le meilleur et... que ça, si possible. L'objectif des deux présidents est clair : maintenant que l'union est faite, elle doit faire la force, mais pas n'importe comment. "Nos startups ont obtenu des Pass French Tech et des French Tech Ticket, c'était l'un de nos objectifs", souligne Eric Léandri qui comme Cédric Messina plaide pour que l'esprit d'équipe demeure le fondement. Il y a bien eu une idée de French Tech régionale mais elle n'est pas dans les tuyaux et toutes les parties prenantes ne le souhaitent pas. En revanche, l'enjeu désormais dépasse clairement les frontières simplement départementales : il est de faire venir des investisseurs ici, dans le sud, sur la Côte d'Azur. "Investir dans l'immobilier, c'est bien mais investir dans les startups c'est mieux", dit franchement Eric Leandri. Le nerf de la guerre est bien celui-là : faire venir à soi la monnaie sonnante et trébuchante, susciter l'intérêt, générer l'envie d'aider à la croissance des entreprises. Le fameux cercle vertueux.

Changer le regard, comment ?

Si l'idée est de modifier le regard sur les entreprises innovantes, sur leurs solutions, sur leurs capacités à croître, à s'internationaliser, le collectif est évidemment la meilleure façon d'y parvenir, la recette est éprouvée. Le profil également des présidents et vice-présidents, aussi divers que varié, et les expériences et expertises à l'international de Frederick Besson - qui connaît bien l'Asie -, Sébastien Aubert, Cédric Messina, Eric Léandri - pour leur aventures européennes et outre-Atlantique - seront nul doute explorées comme il se doit. A chacun de faire jouer son carnet d'adresses, de convaincre que le Sud est aussi à percevoir sous le prisme de l'innovation. Au total, French Tech Côte d'Azur revendique désormais près de 300 startups. La trésorerie dispose de 100 000 euros. Le terrain de jeu est vaste, le but ambitieux mais atteignable, les capacités, réelles, le CES Las Vegas a prouvé que le chasser en meute, du moment qu'il est appliqué et ne reste pas une vue de l'esprit, peu fonctionner. Yapluka.

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