Pourquoi Wever bifurque vers la data

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(Crédits : iStock)
La startup installée à Nice, initialement spécialisée dans le covoiturage prend une nouvelle voie pour continuer à adresser les besoins de mobilité. Une approche qui intéresse les majors du secteur.

La capacité à pivoter est souvent l'une des principales qualités que l'on attribue aux startups. C'est ce qu'expérimente Wever. Née en 2015 sur le principe du covoiturage communautaire sur trajets cours, la jeune entreprise créée par Thomas Côte embraye sur un nouveau modèle économique. Un virage nécessaire car "le covoiturage ne performait pas vraiment", constate le jeune dirigeant. "Dans l'avenir, il est certain que le covoiturage sera une pratique du quotidien mais on ne sait pas encore comment" estime Thomas Côte.

Tableau de bord intelligent

C'est en proposant à l'un de ses prospects, un tableau de bord qui était jusqu'alors utilisé en interne que Wever va trouver sa nouvelle voie.

Un tableau qui répertorie les habitudes des consommateurs actifs via l'application, ces derniers faisant remonter différentes informations permettant à Wever de décrypter les comportements.

Et c'est précisément cela qui devient la plus-value de Wever.

"Et si notre vrai cœur de métier était de vraiment décrypter les comportements ?" interroge Thomas Côte. De fait "nous avons eu une accélération de notre offre. Notre proposition a alors accroché davantage nos prospects".

De fait, Transdev s'est alors intéressé à la startup dès le mois d'octobre 2017. La RATP également. Parallèlement, une nouvelle application, unique, a été mise à disposition par Wever. L'ensemble a permis notamment à la startup de connaître une forte croissance de son activité, réalisant - sans vouloir en préciser le montant - en un mois le même chiffre d'affaires que l'ensemble de l'année 2017. Amadeus, l'Université Côte d'Azur et probablement bientôt la Métropole Nice Côte d'Azur ont également manifesté leur intérêt.

Levée ou pas levée ?

"La levée de fonds est une vraie interrogation" révèle Thomas Côte. Un tour de table qui, s'il est réalisé, doit permettre "une accélération et ne doit pas être un financement". Le but est de permettre le déploiement à l'international, "de confirmer le modèle économique, de devenir scalable". Mais aussi de recruter des seniors pour leur expertise. Wever emploie pour l'heure 9 personnes.

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