Agrivolta confirme son business-modèle

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(Crédits : DR)
Développées par la startup familiale, installée à Aix-en-Provence, ces ombrières permettent d'éviter les dégâts provoqués par la grêle, les gelées de printemps ou le manque d'eau. Une solution qui s'adresse plus particulièrement à l'horticulture et au maraîchage.

Le principe, c'est Christian Davico qui en a eu l'idée. Ce producteur de lauriers coupés a subi de plein fouet la période de sécheresse de 2016. Un moment douloureux pour l'agriculteur qui a pourtant fait germer l'idée d'ombrières capables de protéger les cultures au sol. De cette idée est né un système breveté offrant la capacité de moduler l'ouverture des ombrières au degré près et donc l'amplitude de l'ombre reproduite. Un concept qui promet surtout d'apporter une protection contre la grêle et les gelées de printemps, tout en permettant un effet d'irrigation, un système de gouttières récupérant l'eau de pluie pour la stocker puis la réutiliser.

Ces ombrières deviennent vraiment intelligentes grâce à un pool de capteurs posés au sol, « monitorant » en temps réel les informations relevées, lesquelles sont transmises au logiciel dédié, développé en interne par la jeune entreprise. L'objectif étant de gérer l'ouverture plus ou moins importante en fonction des besoins définis.

Au pilotage de l'ombrière et de la gestion des données, c'est Agrivolta. Un choix qui appuie par ailleurs le business model de la startup comme l'explique Julie Davico-Pahin. « Notre modèle économique est de nous adresser directement à l'agriculteur : pour lui, cela correspond au même type d'achat qu'un tracteur. Il est ainsi face à un acte qu'il connaît bien. » Option possible suivant le profil de l'exploitation et de la volonté de l'exploitant, des panneaux photovoltaïques peuvent être posés sur le toit de l'ombrière.

« Cela permet un ROI [retour sur investissement, ndlr] plus rapide », souligne Julie Davico-Pahin. Voire de fournir de l'électricité à son voisin ou pour son propre compte, selon le principe de l'autoconsommation.

Une application mobile

Agrivolta s'adresse surtout à des surfaces d'exploitations de 3 000 mètres carrés, ce qui correspond à des activités de maraîchage et d'horticulture en priorité. Actuellement, Agrivolta collabore à une étude sur la pivoine - la Sarah Bernhardt -, une fleur emblématique de la zone d'Hyères, dans le Var et qui souffre des températures trop élevées de l'hiver. « L'ombrière est ici utilisée pour maîtriser le cycle phénologique de la plante », explique Julie Davico-Pahin. 80 plantes vont bénéficier de l'ombrière et 80 autres, non. Actuellement, une application mobile est également développée en interne, elle permettra à l'agriculteur d'avoir accès aux données relevées sur son champ afin de l'aider à la gestion.

Elle devrait être disponible fin 2018.

Outre des bureaux à Aix-en-Provence, Agrivolta s'est également installée en Eure-et-Loir, un territoire qui représente « un marché pertinent », car souffrant de gelée de printemps et de grêle. L'équipe, elle, s'agrandira bientôt avec trois nouveaux recrutements - deux ingénieurs et un agronome - portant le nombre d'employés à sept personnes.

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