Comment Newco3D optimise la production de pièces

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(Crédits : Fotolia)
La startup, née à La Farlède et actuellement en couveuse au sein de l’incubateur Paca-Est à Sophia-Antipolis, a été la première varoise à intégrer Station F, en septembre dernier. Un appui indubitable pour finaliser le développement de son logiciel destiné à optimiser la production 3D.

Produire via l'impression 3D des pièces plus robustes, mieux finies et cela plus rapidement : c'est pour répondre à ce défi que Lionel Caparros s'est lancé dans le développement d'une solution logicielle via sa nouvelle jeune pousse Newco3D, structure en couveuse au sein de l'incubateur Paca Est depuis fin 2016 et soutenue par Toulon Var Technologies. Un projet parti plus précisément d'une collaboration public/privé, puisqu'il a émergé de la plateforme 3D de l'université de Toulon.

Lionel Caparros, déjà fondateur d'Adesim, société d'ingénierie mécanique lauréate du réseau Entreprendre, et acquéreur dans la foulée d'Intec Meca, entité de fabrication mécanique de précision, entend ainsi compléter son panel de services avec Newco3D, qui portera l'offre relative à la fabrication 3D et à ce logiciel d'optimisation de la production. Car ce sont les attentes des clients d'Adesim, portées sur  des réalisations par addition de matières, qui ont poussé le dirigeant à innover dans le domaine du numérique. "Aucune offre ne correspondait jusqu'ici à leur besoin et ne pouvait concilier des impératifs de rapidité et de coût de production, j'ai donc réfléchi à une solution ad hoc pour eux". Dans le détail, c'est par la mise au point d'algorithmes particuliers, l'hybridation de matériaux différents et l'optimisation du parcours de la machine que ce nouveau logiciel pourra allier robustesse, rapidité et finitions. Avec une volonté : faire de cette technologie un process industriel et rentable dès la première pièce.

Un modèle économique à triple détente

Si la version bêta de cette solution digitale ne devrait voir le jour que fin 2018, elle s'est déjà ouvert les portes de Station F, faisant ainsi de Newco3D la première varoise à intégrer le célèbre incubateur parisien de Xavier Niel. "Ce qui nous permet d'être au cœur d'un écosystème numérique conséquent. De quoi non seulement booster le développement du logiciel, mais aussi nouer plus aisément des contacts et multiplier les prospects". Newco3D compte avec une partie production basée à La Farlède, soit pour l'heure un parc d'une dizaine de machines 3D custom propre à réaliser de la production en modes continus. Car l'idée, outre la commercialisation future du logiciel, prévue pour 2019, c'est de produire parallèlement des pièces à destination de ses clients. "Le modèle économique sera composé de trois sources de revenus. Depuis 2016, il consiste en de la fabrication. Demain, nous pivoteront également sur de l'abonnement au logiciel, mais aussi sur des prestations d'expertise, afin d'apprendre à nos clients à maîtriser cette solution digitale".

40 collaborateurs d'ici 5 ans

En termes de cibles, le cap de Newco3D est mis sur le BtoB et la production "séries", avec le souhait de ne pas se cantonner aux seuls clients actuels, issus du monde du paramédical, du sport et des loisirs ainsi que du luxe, mais plutôt "d'en conquérir de nouveaux dans les domaines industriels qui ont besoin de technologies innovantes. Des discussions sont d'ores et déjà engagées avec des groupes de l'industrie navale et de l'optique". A horizon 5 ans, Lionel Caparros ambitionne la constitution d'un staff d'une quarantaine de collaborateurs et "la mise en place d'une équipe de R&D dédiée qui s'occupera de produire pour les clients. Cela nécessitera d'étoffer le parc de machines, pour se positionner de façon plus accrue sur la fabrication multi-matériaux, céramique, métal, plastique". Pour développer son outil de production, le dirigeant n'envisage pas pour autant de passer par un modèle de levée de fonds, mais plutôt par la conduite de partenariats dans l'optique d'apporter une aide à l'innovation, ce qui le mènerait à toucher des prospects. C'est dans cet esprit qu'il a par exemple participé au dernier Forum de l'industrie de demain, porté par le collectif Industries Méditerranée au sein de la CCIMP et noué des liens avec l'UIMM

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