La méthode de Lumi’in pour grandir à la vitesse de la lumière

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(Crédits : Lumi'iN)
Devenir rapidement une ETI pour s’imposer comme un leader mondial de l’éclairage public solaire, c’est l’ambition de François Vaute, fondateur du concepteur et fournisseur de lampadaire hybrides et connectés basé à Malijai.

C'est au beau milieu des Alpes-de-Haute-Provence que couvent peut-être les lampadaires de demain. Installée dans l'écoparc de Malijai, Lumi'in conçoit, assemble et distribue des lampadaires solaires autonomes depuis 2014. "Nous sommes partis d'une technologie existante en essayant de la rendre plus intelligente", raconte François Vaute, le fondateur de la start-up. Cela se traduit par des lampadaires autonomes capables d'être connectés pour capter le niveau de pollution, détecter la quantité de pluie tombée afin d'annuler un arrosage automatique ou lancer une alerte si une rivière sort de son lit.

Pour l'instant, la start-up fournit des communes dans toute la France, mais aussi des donneurs d'ordre du BTP comme Vinci ou Eiffage. A l'international, les clients se concentrent sur les pays européens frontaliers et de plus en plus en Afrique francophone. Aujourd'hui Lumi'in compte 7 collaborateurs et un chiffre d'affaires de 400 000 euros. "Nous voulons devenir un leader mondial", prévient François Vaute. Ce Vauclusien de 44 ans prépare dans cette optique une levée de fonds pour étoffer ses effectifs de recherche et développement, son secteur commercial ainsi qu'améliorer les outils de production. L'objectif étant de multiplier par deux le nombre de salariés.



Innovations et lobby



"Nous avons doublé notre chiffre d'affaires et nous repartons sur les mêmes bases depuis le début de l'année. Nous sommes en train de devenir une PME et espérons devenir une ETI d'ici 3 ou 4 ans", ambitionne l'entrepreneur. Pour gagner en visibilité, Lumi'in accumule différents labels et brevets comme GreenTech Verte, décerné par le ministère de l'Environnement, ou FlexGrid. Ce dernier concerne un projet porté par le conseil régional et le pôle de compétitivité Capenergies qui vise à déployer à grande échelle des réseaux électriques intelligents.

"Nous sommes une des briques de ce projet qui est un test grandeur nature, se félicite François Vaute. Nous travaillons sur un modèle hybride qui serait autonome quand les batteries sont chargées puis branché sur le réseau classique dans le cas contraire". L'extension du procédé à des bâtiments fait partie des autres axes de développement, tout comme l'utilisation des lampadaires comme source d'énergie pour recharger des téléphones portables par exemple ou encore pour tuer des insectes grâce à un aspirateur. Un prototype est actuellement en test à Aix-en-Provence.

En plus de chercher à innover, le fondateur de Lumi'in mise aussi sur du lobbying. Pour gagner en visibilité, la société bas-alpine a intégré la pépinière Cleantech de l'Arbois à Aix-en-Provence. "Mais nous resterons à Malijai", insiste François Vaute. La start-up participe à de nombreux salon, elle était notamment présente en janvier au CES de Las Vegas. L'ouest des Etats-Unis fait partie des marchés visés pour se développer au même titre que l'Amérique du Sud, l'Afrique et l'ensemble de l'Europe.

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