Skavenji, l'auto-consommation et l'après crowdfunding

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(Crédits : DR)
Si la campagne faisant appel au financement participatif a confirmé l'appétence du marché pour les box imaginées par la startup implantée à Nice, c'est désormais la phase de production qui trace sa feuille de route.

Il y a une vie après le crowdfunding et pour Skavenji elle est source d'une multitude de projets.

Car si la campagne lancée sur la plateforme Zest de mars à avril dernier a porté ses fruits, la récolte est pourtant un peu différente de celle imaginée par Gaël Desperriès. "Nous comptions lever 20 000 euros et réaliser 30 préventes", explique le dirigeant niçois. Au final, ce sera 17 000 euros et 38 préventes. Un résultat qui surprend la startup mais qui a au moins l'avantage de prouver que le marché est bel et bien là.

L'auto-consommation, c'est tout bon

"Contrairement aux autres campagnes de crowdfunding, il y a eu dichotomie entre les personnes intéressées par la box, qui avaient les moyens financiers de la précommander et ceux qui ne les avaient pas et qui, du coup, ont hésité à contribuer à une innovation dont ils ne pourraient pas profiter à court terme", analyse Gaël Desperriès.

Pour rappel, Skavenji, accompagnée par l'incubateur Paca-Est et qui bénéficie d'un partenariat avec l'INRIA, développe une box, équipée d'un petit panneau solaire, qui en étant connectée à diverses sources d'électricité permet de générer une production qui est donc auto-consommée. Et ces diverses sources peuvent très bien être des panneaux photovoltaïques en fin de vie, une éolienne artisanale ou tout autre matériau de récupération.

Pour l'heure, le prototype travaille à ajouter l'ensemble des fonctionnalités prévues. "Nous devons terminer le développement, le sourcing, les tests, la certification..." égraine Gaël Desperriès.

D'ailleurs, la box n'est qu'une partie de la solution qui comprend également une application mobile, permettant au consommateur de suivre sa consommation en temps réel et une plateforme communautaire, pensée pour permettre aux différents utilisateurs de communiquer entre eux. "Nous voulons faire émerger un écosystème de la récupération", insiste le dirigent niçois, persuadé que l'auto-consommation est aussi une façon d'appréhender la transition énergétique de façon bien plus consciente et d'engendrer ainsi de nouvelles habitudes.

Financer le développement

Côté distribution, pour l'heure elle se fait via l'e-boutique mais Gaël Despierrès dit envisager d'autres pistes. "Pour la FNAC ou Leroy Merlin, c'est un peu tôt", avoue-t-il.

Afin d'entamer la production - Made in Provence, Alpes-Maritimes principalement - et d'accélérer le développement de l'entreprise, une levée de fonds pour un montant de 100 000 euros devrait être finalisée avant la fin de l'année. "Nous devons renforcer l'équipe et sécuriser le projet" précise Gaël Desperriès.

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