Où en est Lérins Grid ?

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(Crédits : DR)
Inscrit dans l'expérimentation que doit développer Nice Smart Valley, le projet d'îlotage qui concerne les îles au large de Cannes entre peu à peu en phase active. Et c'est pour montrer l'exemple.

Il a toujours été convenu que Nice Smart Valley - le "volet" français du projet Flexgrid - se devait d'être exemplaire. Dans le sens de donner l'exemple. C'est précisément l'Europe qui le dit, demandant à ce que le projet serve de laboratoire grandeur nature et permette une simulation qui s'appuie sur une énergie provenant à 50 % des EnR, le tout en "se mettant dans un contexte d'industrialisation", rappelle Bernard Mouret, le directeur régional Côte d'Azur d'Enedis.

Tester pour de vrai

Dans ce contexte de déploiement "en vrai", Enedis s'intéresse au cas particulier que présentent les îles de Lérins, zone de test choisie pour appliquer la stratégie de favorisation des EnR avec un projet baptisé Lérins Grid. La question est claire et surtout très pratique : comment permettre aux îles cannoises, alimentées par un câble de 20 000 volts, de continuer à survivre si d'aventure elles venaient à être déconnectées du réseau.

Une question qui prend tout son sens, les îles ayant une large activité économique.

Ce qui fait d'elles, "un terrain idéal pour développer stockage et ilotage" dit Bernard Mouret. "Nous accompagnons la Ville de Cannes en apportant une solution smart sur un site fragile, qui doit permettre également d'accroître le savoir-faire des industriels du consortium et aller gagner des marchés à l'international".

La candidature des îles à un classement Unesco n'est pas sans rajouter une contrainte forte mais il ne semble pas totalement farfelu de développer des solutions "propres" pour un site exceptionnel.

L'autoconsommation aussi

Le projet d'expérimentation prévoit dans une seconde partie, le test d'un programme d'autoconsommation qui sera mené par Engie et EDF. Car il ne faut pas oublier que Nice Smart Valley est effectivement avant tout un consortium de 6 partenaires, réunissant également GRDF, Socomec, General Electric et la Métropole Nice Côte d'Azur, et qu'Enedis pilote.

Pour rappel, Nice Smart Valley bénéficie d'un budget de 5 M€ à comparer aux 28 M€ consacrés à Interflex au total.

Croissance à attendre

Bernard Mouret tient d'ailleurs à rappeler le poids que sont amenés à peser les énergies renouvelables dans l'avenir. "Nous observons un accroissement sensible des fermes solaires. La loi sur la transition énergétique exige 7 millions de bornes de recharge à l'horizon 2030. Cela signifie que nous allons assister à un boom de l'énergie propre. Les demandes de la loi sur la transition énergétique et l'auto-consommation constituent des défis monumentaux".

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