Les ambitions d'Olivier Mathiot pour thecamp

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(Crédits : Reuters)
C'est lui qui succède à Jean-Paul Bailly à la présidence du campus du futur, posé à Aix-en-Provence. Quelle feuille de route le président de Rakuten France prépare-t-il ? Ou quand il est question de développement, de vision long-termiste et d'effet d'entraînement.

Olivier Mathiot inscrit clairement ses pas dans ceux de Frédéric Chevalier. Elu le 25 avril dernier à la présidence de thecamp, celui qui affiche un parcours riche - présidence de Rakuten France, activité de business angel et past porte-parole du mouvement tonitruant des Pigeons - compte bien mettre sa vision et son observation du monde qui change au service du campus du futur.

Il ne cache d'ailleurs pas son "excitation", à l'idée de présider - même si elle est une présidence non executive - thecamp, reconnaissant bien évidemment qu'il s'agit là d'un "challenge". La vie étant souvent bien faite, il se trouve qu'Olivier Mathiot avait décidé de se rapprocher du territoire Aix-Marseille, à titre personnel, gardant bien évidemment un pied sur le territoire parisien ne serait-ce que parce que les centres de décision des entreprises et les investisseurs demeurent dans la Capitale.

Concomitamment impliqué dans le mouvement French Tech local, le vice-président de France Digitale se voit donc dans une sorte d'alignement des planètes.

Principe d'union

Sa feuille de route, Olivier Mathiot a bien évidemment eu le temps de l'ébaucher, la partageant ces derniers jours avec les équipes de thecamp. "L'une de mes premières missions est de rencontrer les partenaires existants mais aussi de prendre contact avec les secteurs non encore représentés dans thecamp et qui s'inscrivent dans le cadre d'un changement positif". Cette démarche de rencontre et de prise de pouls, le nouveau président l'a déjà effectuée avant sa prise de fonction, rendant visite à différentes personnalités du territoire métropolitain mais aussi à Paris, au plus haut sommet des prises de décision. On rappellera que la première pierre de thecamp a été posée par un certain... Emmanuel Macron.

"Si l'on veut faire de ce campus du futur quelque chose de spectaculaire et visible, si l'on veut contribuer à faire rayonner la France à l'international, il faut porter un discours positif et éthique sur l'investissement, décider d'être acteur du changement plutôt que de subir les évolutions".

Le flacon et l'ivresse

thecamp est bien sûr "un projet ambitieux. C'est un peu comme une pierre lancée en l'air, très haut" Pour éviter qu'elle ne retombe, il faut une formule hybride, "du financement public et privé. Il faut que ce lieu soit fortement attractif, dans le contenant comme dans le contenu. C'est un mélange unique d'un contenu unique et d'un contenant unique. C'est un alliage qui fait que thecamp est un peu à part".

Et c'est exactement ce qu'il faut estime le vice-président de France Digitale pour apporter une vraie pierre à l'édifice de la révolution qui est en train de s'opérer et qui par définition a besoin d'approche nouvelle et en profondeur... Et c'est aussi un peu le business angel qui parle, pointant la tendance trop forte à avoir une vision court termiste, "sur les modèles économiques. La course et la vitesse sont un peu devenus le là. Remettons l'humain au centre". Ce qui vaut bien pour les startups, mais pas seulement...

Effet d'entraînement

thecamp, finalement, "c'est un camp d'entraînement", dit Olivier Mathiot, jouant sur la double signification du mot, à la fois au sens sportif du terme et au sens effet dynamique qu'il procure.

Il entend donc pousser plus loin la dynamique, former les instituteurs par exemple afin de faire passer la bonne parole auprès des plus jeunes et "d'en faire de vrais acteurs du changement". Bien sûr que l'accélération d'idées prometteuses grâce au Village by CA est essentiel. Mais l'ambition du nouveau président c'est de faire de thecamp une marque, de dupliquer "son savoir-faire, les composants de son ADN" sur d'autres territoires, à l'international, "dans des pays autour de nous, du Golfe ou de l'Afrique".

Et puis il y a cette idée de création d'une structure d'investissement. "Nous aidons les projets à se mettre en forme, pourquoi, puisque nous y croyons, ne pas investir ? Cela permettrait notamment d'y associer nos partenaires actuels et les salariés". Histoire non pas de boucler la boucle mais d'apporter un maillon de plus à la chaîne... avec effet d'entraînement, donc...

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